Articles & entrevues


Quand Francophonie rime avec économie

Le concept de « francophonie économique » désigne à la fois la capacité à développer des affaires en français mais aussi à promouvoir une économie plus équitable, durable et inclusive afin de servir les populations et de contribuer au mieux-être commun...


L'Afrique, ce cœur battant de la francophonie économique

Janvier 2020

Tribune parue au sein de la revue diplomatique des Ambassadeurs de la Jeunesse

L’Afrique est le principal foyer démographique de la francophonie. Le continent doit relever de grands défis à la hauteur de son immense potentiel, notamment économique.

Nous francophones, que voulons-nous faire ensemble ?

20 mars 2019

Tribune cosignée avec Clément Duhaime et Esther Djossa

Les 300 millions de locuteurs et les 80 millions d’apprenants du français à travers le monde forment une communauté de langue et de destin qui n’a pas dit son dernier mot. Mais pour continuer à peser dans le monde, nous, francophones, devons être sans cesse à l’initiative.

Québec-France: un lien indéfectible

28 janvier 2019

Tribune cosignée avec Louise Beaudoin, ministre des Relations internationales et de la Francophonie (1998-2003)

D’un point de vue politique, notre relation bilatérale a vocation à demeurer « directe » en évitant les intermédiaires, « unique » par les affinités qui nous lient et « stratégique » pour renforcer notre capacité d’action commune dans la francophonie et dans le monde.

Est-ce à la France de défendre la francophonie ?

20 mars 2018

L'opinion d'Adlène Meddi, journaliste et écrivain algérien et la mienne, recueillies par Marie Verdier, journaliste La Croix

Emmanuel Macron doit présenter, ce mardi 20 mars, son plan d’ensemble pour le français et le plurilinguisme dans le monde. Le soutien à l’éducation, notamment en Afrique, devrait avoir une place de choix, continent qui devrait connaître la plus forte croissance du nombre de locuteurs en français, si le défi en matière d’éducation y est relevé.


12 janvier 2018

Le jubilé de la relation franco-québécoise

L'Office franco québécois pour la jeunesse et la Fédération France-Québec / francophonie soufflent ensemble leurs 50 bougies. Les deux organisations, l’une gouvernementale et l’autre non-gouvernementale, contribuent à resserrer les liens entre la France et le Québec, à rapprocher les deux rives de l’Atlantique...

24 juillet 2017

C'était il y a 50 ans : "Vive le Québec libre !" Et maintenant?

Il y a cinquante ans, Charles de Gaulle, Président de la République française et héros de la Résistance, prononçait un discours historique depuis le balcon de l'Hôtel de ville de Montréal, devant une foule de 15 000 Montréalaises et Montréalais en liesse...

17 mars 2017

Pour un Office francophone de la jeunesse

Tribune cosignée avec Louise Beaudoin, ministre des Relations internationales et de la Francophonie (1998-2003)

Alors que 60 % de la population des pays francophones a moins de 30 ans, nous appelons de nos vœux la création d’un Office francophone de la jeunesse, afin d’élargir les horizons d’une jeunesse francophone qui aspire à la mobilité et à la réalisation de son potentiel.

10 juillet 2013

Faire de la Francophonie une économie-monde

États et gouvernements, blocs régionaux et organisations communautaires, acteurs institutionnels et financiers, collectivités locales et entreprises, doivent unir leurs efforts pour définir le périmètre d'une "Aire économique francophone" (AEF).


La Fondation pour l'innovation politique a publié en libre téléchargement ainsi qu'en version imprimée à 6000 exemplaires mon étude consacrée à l'élan de la francophonie en deux livrets (Une communauté de langue et de destin - 1 & Pour une ambition française - 2). Cette étude présente quinze propositions destinées aux acteurs publics, privés et associatifs. Une version numérique est librement accessible sur le site de la Fondapol.

Livret n°1 [version numérique]  Livret n° 2 [version numérique]

Intervention sur TV5MONDE, le 20 mars 2018

Lors de la journée internationale de la francophonie, le 20 mars 2018, j'ai été invité sur le plateau de 64' Le monde en Français pour commenter le fait du jour, à savoir le plan du président Emmanuel Macron pour la langue française, et présenter quelques unes de mes propositions inscrites dans mon étude L'élan de la francophonie, notamment la création d'un Netflix en langue française.

TV5 Monde, mai 2021

Pour Benjamin Boutin, l’emploi du français dans la chanson permet de développer une créativité et une authenticité uniques. « Nos diversités culturelles, qui sont censées être mises en avant dans des événements comme l’Eurovision, s’expriment en partie à travers notre langue, s’en priver n’aurait pas été un bon choix stratégique. » D’autant plus que la chanson française bénéficie encore d’une grande popularité à l’étranger.

Magazine Bien dire, avril-mai 2021

Entrevue sur Francophonie sans frontières et sa Radio dans le numéro d'avril-mai du magazine Bien Dire, utile pour apprendre la langue française !

Paroles d'Actu, avril 2021

Entrevue sur la francophonie, ou le français en tant que richesse partagée, et sa vitalité dans le monde. Benjamin Boutin est entre autres (nombreuses) activités, le dynamique président-fondateur de l’association Francophonie sans frontières. Il a accepté de répondre à mes questions, je l’en remercie, ainsi que pour cette cause honorable qu’il défend. Une exclusivité Paroles d’Actu.

NewVo Radio, mars 2021

la francophonie s’inscrit dans le combat plus large pour la diversité linguistique et culturelle. Elle est un moyen de valoriser nos différences et, en même temps, ce qui nous relie. Au sein de notre société française, elle crée du lien social et permet de célébrer la diversité des cultures et des origines qui nous enrichit en nous ouvrant sur le monde.


American Journal of French Studies, juillet 2020

Entrevue avec Hannah Bergeron de l'American Journal of French Studies. Il est question du Centre de la francophonie des Amériques, de Francophonie sans frontières, de NOUS NOLA, du CODOFIL en Louisiane ou encore de Zachary Richard. La Francophonie des Amériques, ce sont des pays et territoires à mettre en réseau : Québec, Canada, Louisiane et autres états américains, Haïti, Caraïbes, St Pierre et Miquelon, Guyane...

Centre algérien de diplomatie économique, mai 2020

Entrevue sur les différents aspects de la francophonie économique et ses perspectives d'évolution.

Blogue Château Laurier, octobre 2019

Un hôtel peut-il être une île isolée ? Qu’un lieu de passage, en parallèle de sa communauté ?

À l’Hôtel Château Laurier Québec, faire partie de sa communauté, tisser des liens, nous passionne, nous distingue. La Francoresponsabilité nous a amené à faire des rencontres remarquables. En voici deux : Les libraires et Francophonie sans frontières.

Radio-télévision ivoirienne, août 2019

En juillet 2019, deux reportages de la Radio-Télévision Ivoirienne ont relaté la première édition du projet Horizon 2030 dont je fus à l'initiative avec le docteur Yetioman Toure. Ces reportages tournés à Korhogo, en Côte d'Ivoire, permettent d'appréhender le sens de notre démarche.


Magazine Le français dans le monde, février 2019

Le magazine Le français dans le monde, auquel sont abonnés des milliers de professeurs de français, consacre un article sur l'association internationale Francophonie sans frontières et ses actions interculturelles et intergénérationnelles.

L'invité Aixceptionnel, septembre 2018

Le 13 septembre 2018, en marge de la conférence "La francophonie, un levier pour la jeunesse et l'entrepreneuriat" organisée à Sciences Po Aix-en-Provence par Francophonie sans frontières (en partenariat avec le Groupe des Ambassadeurs Francophones de France), j'ai eu le plaisir de m'exprimer sur le plateau d'Invités AIXceptionnels aux côtés de Ghazi Gherairi, ambassadeur de Tunisie auprès de l'UNESCO et de Line Beauchamp, déléguée générale du Québec en France et à Monaco. L'émission était animée par Mélanie Zittel et portait sur la francophonie.

Conversation francophone, avril 2018

Dans cette vidéo réalisée en avril 2018, un mois après le discours du président Emmanuel Macron à l'Académie française, Benjamin Boutin, président de Francophonie sans frontières et auteur de l'étude « L'élan de la francophonie » (Fondapol, 2018) échange avec Florian Hurard, équipier de Francophonie sans frontières et auteur de « Manifeste pour un monde francophone » (L'Harmattan, 2017). Les auteurs discutent sans filtre de leur conception de la francophonie, de ses atouts et des marges d'amélioration.

L'Outarde libérée, mars 2018

Selon Benjamin Boutin, président de l’association Francophonie sans frontières et auteur de « L’élan de la Francophonie : une communauté de langue et de destin » et « L’élan de la Francophonie : pour une ambition française », « Les nouvelles technologies bouleversent l’environnement linguistique et culturel mondial. Dans ce contexte, l’avenir d’une langue semble conditionné aux opportunités qu’elle offre à ses locuteurs, aux mobilités qu’elle favorise, aux innovations qu’elle véhicule.»


Dialogue France-Québec, novembre 2018

Francophonie sans frontières a diffusé en direct une conférence-débat en ligne sous forme de dialogue entre d'un côté Jean-Benoît Nadeau et Julie Barlow (anciens expatriés québécois en France et auteurs de l'ouvrage Ainsi parlent les Français, Robert Laffont, 2018), et d'un autre côté Marie-Astrid Berry et Benjamin Boutin (co-fondateurs de Francophonie sans frontières) sur le thème des différences linguistico-culturelles entre Français et Québécois.

France culture,  mars 2018

Benjamin Boutin estime que la France ne doit pas prendre « les rênes de la francophonie ». L’auteur du rapport sur L’élan de la francophonie rappelle que « Longtemps une idée franco-française et autocentrée de la francophonie a prévalu. Or il n’y a pas une France au centre entourée d’une périphérie francophone. La francophonie est intrinsèquement polycentrique, tel un archipel planétaire. Et elle n’est pas que du ressort des États, mais aussi des acteurs économiques, des universités, des médias… »

Europe 1, mars 2018

Quelle place dans le monde pour la langue française en 2050 ? Actuellement cinquième langue la plus parlée dans le monde, le français devrait être pratiqué par quelque 700 millions de personnes en 2050. En théorie, du moins.

"Le français sera la première langue de l’Afrique et peut-être du monde si nous savons faire dans les prochaines décennies".

Radio Tandem FM, juin 2017

A l'occasion de la fête nationale du Québec, j'ai été invité à partager mon opinion sur l'état de la relation France-Québec. L'émission éducative Canevas, diffusée sur Radio Tandem FM, a porté principalement sur la coopération franco-québécoise et le 375e anniversaire de la fondation de Montréal.


France-Québec Mag

MARS 2018

France-Québec Mag

DECEMBRE 2017



Les quatre défis de la Francophonie du XXIe siècle

Tribune collective publiée le 20 mars 2015 dans le Huffington Post

Alors que la Francophonie représente aujourd'hui près de 40% des membres de l'ONU et que la France préside le Conseil de sécurité des Nations-Unies, il convient de donner un nouveau souffle à ce moteur essentiel d'influence et de solidarité.

 


ENTREVUE POUR LA French-African Foundation

Septembre 2021


 

 

Benjamin Boutin : "Si votre objectif est juste, beau, vrai, alors vous pourrez l'atteindre à coup sûr."

 

Qui êtes-vous ?

Je suis Français, né en Provence, mais j'ai également beaucoup voyagé et suis ouvert sur le monde. Mon continent est l'Europe ; toutefois, j'ai développé des liens forts avec l'Amérique du Nord, les Caraïbes et l'Afrique. Pour moi, l'âge n'a que peu d'importance, ce qui compte c'est la communion des esprits et des cœurs. Je suis francophone, mais j'ai du respect pour toutes les langues et connais les vertus du plurilinguisme ! Beaucoup de personnes avec qui je coopère ont une double voire une triple culture. C'est une immense richesse ! L'identité est rarement monolithique. En réalité, que ce qui me définit davantage, ce sont les rencontres que j'ai eu la chance de faire. En premier lieu avec mes parents, mes amis et les personnes que j'admire, de toutes les nationalités. Les relations humaines sont pour moi le sel de la vie.

 

Ce sont aussi nos valeurs qui nous définissent : la bienveillance, la tolérance, l'amitié, la liberté, le respect, la justice, la paix, sont pour moi des valeurs cardinales. Et puis la personne que je suis aujourd'hui n'est peut-être pas celle que j'étais hier, ni celle que je serai demain. Rien n'est figé, même si nous avons tous une colonne vertébrale ! Ce qui ne changera probablement pas chez moi - et qui constitue sans doute une permanente - c'est mon goût pour la création et la coopération, mon caractère entreprenant, ma passion pour les rencontres interculturelles et les voyages, ma curiosité, l'importance que j'attache à l'amitié, à l'éthique, à la chose publique et le désir que j'ai au fond de moi d'apporter une contribution positive à notre société.

 

 

Que faites-vous ?

Je milite pour la diversité linguistique et culturelle, afin que les cultures dialoguent et se fécondent. La langue française crée des passerelles formidables ! A cet égard, je préside une ONG, Francophonie sans frontières, que j'ai fondée. Celle-ci me permet de coopérer avec un grand nombre de personnes engagées, dont beaucoup d'Africains. Je m'investis également dans les relations franco-québécoises et canadiennes afin de resserrer nos liens transatlantiques. Pour moi, il est important que les peuples coopèrent. La coopération européenne, internationale et économique - à travers le modèle coopératif que je promeus depuis mes jeunes années - est au cœur de mon engagement. J'attache une grande importance également à la démocratie, au système parlementaire, mais aussi à la liberté de la presse et à nos libertés en général.

 

Les défis qui entourent la préservation de nos libertés dans un contexte de montée en puissance technologique m'intéressent au plus haut point. Je considère que la finalité de l'action publique doit être de trouver le bon équilibre entre liberté et sûreté, épanouissement individuel et collectif, diversité des points de vue et cohésion autour de grands sujets et de certaines valeurs, autonomie et interdépendance, prospérité et équité sociale, le tout avec une attention particulière portée à la biodiversité et à l'environnement. L'énergie de tous est requise pour relever de si grands défis, dans l’intelligence et la nuance !

 

Pourquoi avez-vous postulé au programme Young Leaders de la French-African Foundation et que signifie pour vous être un Young Leader ?

J'adhère tout à fait aux objectifs du programme qui consistent à créer une communauté de leaders unissant la France et le continent africain, sur le plan socioéconomique. En tant que jeune leader, j'entends nouer des relations interpersonnelles de confiance avec des personnalités prometteuses africaines et par-là même créer des ponts entre la France, l'Europe, l’Afrique et plus largement la francophonie. Il ne faut pas sous-estimer l'importance de ces relations humaines pour se comprendre, agir ensemble et faciliter la coopération entre nos organisations et communautés humaines respectives.

 

 

Vous avez récemment rencontré le Ministre Délégué général à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes du Sénégal. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur cette rencontre ?

Effectivement, durant les Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, j'ai eu le plaisir de m'entretenir avec le ministre sénégalais Papa Amadou Sarr. Notre conversation a porté sur le soutien à l’entrepreneuriat, sur la francophonie économique, la circulation des personnes, le rôle des diasporas et les échanges internationaux.

 

La structure qu'il dirige au Sénégal, la Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes du Sénégal, est intéressante parce qu'elle accompagne les entrepreneurs pour l'accès au capital, afin de leur permettre de démarrer ou de se développer. En plus de l'accompagnement financier, elle fournit un accompagnement technique, à travers des séances de mentorat et de formation professionnelle.

 

 

D'un point de vue plus personnel, avez-vous un moment marquant / un déclic dans votre vie à partager avec nous ?

En juillet 2019, j'ai visité une coopérative de beurre de karité à Korhogo, au nord de la Côte d'Ivoire. Ces femmes si courageuses et entreprenantes, travaillant dans des conditions difficiles afin d'obtenir un revenu pour vivre et envoyer leurs enfants à l'école, m'ont donné une leçon de vie. La qualité des personnes ne réside pas dans leurs titres. Beaucoup d'anonymes sont remarquables. Le don et le dépassement de soi sont des actes plus forts que la reconnaissance que chacun est en mesure d'attendre pour son travail et ses œuvres.

 

 

Quel est votre rêve pour le continent africain ? Comment comptez-vous agir pour le réaliser ?

Mon rêve est d'accompagner les Africains à réaliser les leurs. N'étant pas Africain, il ne me revient pas de définir ce que doit être l'avenir idéal de ce continent qui, loin d'être uniforme, est au contraire une mosaïque de peuples, de cultures, de langues, de paysages - ce qui fait d'ailleurs sa richesse.

 

Et ce sont justement ces traditions, ces modes de vie, ces systèmes de croyance et de valeurs, sans parler de ces écosystèmes naturels et biologiques qu'il me semble absolument fondamental de préserver, tout en créant les conditions de la prospérité économique pour accompagner les jeunes vers l'emploi, assurer aux aînés une retraite digne, faire reculer la pauvreté et la malnutrition. Cela passe par l'agriculture durable, la formalisation de l'économie (car ce sont les impôts qui permettent de financer la protection sociale et bon nombre d'infrastructures), l'investissement des acteurs privés, l'éducation, la culture, l'action écologique...

 

En somme, mon rêve est que l'Afrique invente son propre modèle de développement, qui pourra devenir un exemple pour le monde. Au-delà du numérique qui révolutionne les usages et facilite les affaires, c'est le modèle coopératif que j'ai envie de mettre de l'avant car il assure un développement équitable à long terme pour les communautés qui le choisissent.

 

 

Si vous aviez des leçons à tirer de votre parcours, quelles seraient-elles ?

J'ai eu des moments de découragement, avec le sentiment que tout était bouché. Ma vie n'a pas été un chemin semé de roses. Il m'a fallu opérer des écarts avec ma trajectoire initiale, changer de sentier sans changer de direction. La mobilité internationale a été une chance, à un moment donné. J'ai aussi testé plusieurs milieux de travail, fais des stages... S'il faut parfois ménager sa monture et prendre le temps de réfléchir à ce que l'on veut vraiment et ce que l'on est capable d’accomplir, il ne faut pas oublier que beaucoup de personnes n'ont pas ce luxe. Portons une attention particulière à nos semblables qui sont au bord du chemin. Les sorties de route, les échecs peuvent toucher tout le monde. Je n'ai pas encore eu le temps de m'y investir pleinement, mais l'action sociale contre la pauvreté et la détresse est un domaine auquel je suis sensible.

 

 

Si vous aviez un mot à partager avec la génération de 20 ans actuelle, quel serait-il ?

La persévérance. Si votre objectif est juste, beau, vrai, alors vous pourrez l'atteindre à coup sûr. Persévérez. Remettez dix fois le cœur à l'ouvrage. Vous y arriverez.

 

ENTREVUE avec NEW-VO RADIO

24 mars 2021

3 questions au francophone Benjamin Boutin


1. Pouvez-vous vous présenter ?

 

Originaire de Provence, j’ai eu la chance de voyager durant mon adolescence. Cela m’a ouvert les yeux sur d’autres réalités et forgé mon goût pour les échanges interculturels. J’ai un profil littéraire et pluridisciplinaire, mêlant l’histoire, les sciences politiques, la diplomatie, l’administration, la communication et les arts. C’est à partir de 2013 que je me suis engagé publiquement pour la francophonie. Le parrain de promotion de mon master 2 était nul autre qu’Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, ex-président de la République du Sénégal.

 

J’ai commencé à m’impliquer dans une association de jeunes francophones qui plaidait pour la diversité culturelle, linguistique et conceptuelle dans les organisations internationales, j’ai publié mon premier article sur la francophonie économique dans La Tribune et j’ai été coopté à la Conférence Olivaint, où je suis devenu responsable des débats francophones internationaux.

 

Depuis, je n’ai cessé de m’activer pour la francophonie. Après avoir vécu en Belgique et au Québec, enseigné en Haïti et tissé des liens forts avec certains pays africains, j’ai cofondé avec Marie-Astrid Berry en 2017 Francophonie sans frontières, l’ONG des francophones engagés. Notre idée était de créer une grande organisation de la société civile francophone, fondée sur le volontariat, l’amitié entre les peuples et l’éthique de la coopération. Nous voulions aussi de donner des responsabilités à tous les francophones désireux de s’engager, notamment les jeunes.

 

2. Pourquoi cette cause est importante pour vous ?

 

Elle est fondamentale à plus d’un titre. D’abord parce qu’elle contribue au dialogue des cultures qui est indispensable à la paix et à la fraternité. La langue française, cinquième langue mondiale, représente un puissant vecteur d’intercompréhension et de coopération, au service d’ambitions partagées : la paix, le développement durable, l’éducation, la démocratie et bien sûr la culture.

 

Ensuite, la francophonie s’inscrit dans le combat plus large pour la diversité linguistique et culturelle. Elle est un moyen de valoriser nos différences et, en même temps, ce qui nous relie. Au sein de notre société française, elle crée du lien social et permet de célébrer la diversité des cultures et des origines qui nous enrichit en nous ouvrant sur le monde. Les langues sont des marqueurs de civilisation et de puissants outils relationnels et créatifs. C’est notamment le cas de la langue d’Aimé Césaire, de Yanick Lahens et de Fatou Diome : elle s’est enrichie par les apports successifs de celles et de ceux qui l’ont parlée, enseignée, lue, apprise et aimée. Comme le dit Helène Carrère d’Encausse, « la francophonie est un choix du cœur » !

 

3. Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez ?

 

L’un de mes anciens profs à l’École nationale d’administration publique du Québec, l’honorable Rémy Trudel, disait qu’il fallait toujours avoir au moins trois projets sur le feu. J’ai si bien suivi son conseil que j’ai décuplé ses attentes ! J’interviens en effet dans dans un grand nombre de projets, que je coordonne ou que je gère directement, comme un dialogue authentique, renouvelé et porteur de solutions sociales entre des spécialistes françaises dans différents domaines (santé, éducation, alimentation…) et leurs homologues canadiennes autochtones, un magnifique projet porté par France-Canada en partenariat avec Le Bondy Blog.

 

Que ce soit pour ce projet franco-canadien ou à travers Francophonie sans frontières (FSF), je suis heureux et fier de m’investir aux côtés de volontaires formidables, en France, au Québec, en Côte d’Ivoire et aux quatre coins de la planète ! FSF est le cadre de nombreuses actions, telles que l’organisation d’un colloque à Paris et d’une conférence à Dakar sur l’héritage politique, poétique, francophone et universaliste de Léopold Sédar Senghor. Ma volonté est que les jeunes générations s’emparent de son héritage et le perpétuent. Senghor est l’une des figures historiques que j’admire le plus, et l’un des personnages principaux d’un livre que j’ai écrit tout récemment.

 

En 2021, sur un plan collectif, je forme le vœu que nous sortions plus forts et solidaires de cette longue et pénible épreuve pandémique. Et sur un plan plus personnel, je souhaite trouver un meilleur équilibre entre mes responsabilités associatives et civiques d’un côté et la création notamment littéraire, à laquelle j’aspire. Il n’est pas toujours facile de concilier la gestion et la création. Je veux garder du temps, du souffle et de l’énergie pour imaginer, transmettre et créer.