Engagement citoyen


L'exercice de la démocratie nécessite l'engagement des forces vives, des corps intermédiaires, des associations et de chacun d'entre nous. De grands auteurs tels que Platon, Montesquieu, Sieyès, Tocqueville ou Constant ont contribué à forger nos modèles d'organisation sociopolitiques actuels. L'évolution des préoccupations sociales implique un travail et une vigilance permanents pour garantir des équilibres satisfaisants entre implication citoyenne directe et représentation (notamment parlementaire), entre désirs de sûreté et de liberté. La finalité de l'action publique consiste à créer les conditions de la concorde et de l'épanouissement individuel et collectif. De plus, l'engagement citoyen peut emprunter plusieurs voies. Pour moi, il passe par l'écriture d'articles d'opinion, le soutien à l'action parlementaire et l'engagement associatif. Il peut aussi prendre des formes plus variées de mise à disposition de soi dans la réserve citoyenne, militaire, éducative, mais aussi de volontariat, de service civique, d'action politique, militante, artistique... Retrouvez ainsi dans cette section mes différentes contributions écrites, en complément de mon soutien actif au modèle de développement coopératif et de mon engagement associatif.

[Hommage] Jacques Chirac, un président humaniste sur la scène internationale (07/10/2019)

Louise MUSHIKIWABO, Secrétaire générale de la Francophonie, a rendu hommage au Président Jacques CHIRAC, mort le 26 septembre 2019 : « Aujourd’hui, a-t-elle déclaré, la famille francophone pleure la perte d’un grand militant de la Francophonie ». En effet, Jacques CHIRAC a mené un combat constant en faveur de la diversité linguistique et culturelle dont le musée du Quai Branly constitue en quelque sorte la cristallisation. Jacques CHIRAC fut également l’un des bâtisseurs de la relation directe et privilégiée entre la France et le Québec. En 1980, il inaugura la Place du Québec à Paris. En 1987, il fut nommé Officier de l’Ordre national du Québec. Je suis allé rendre hommage, comme un grand nombre de nos compatriotes, dans le recueillement et la sympathie, à notre ancien président dont l'action sur la scène internationale restera dans les mémoires.


[Point de vue] Les larmes de Theresa May : réaction à la démission de la première ministre britannique (24/05/2019)

Dans le contexte des élections européennes, les larmes de la Première ministre britannique démissionnaire m'interpellent.

 

1 -D'une part parce qu'elles signifient que le navire Britannia s'éloigne un peu plus des côtes européennes, alors que le destin du Royaume-Uni est insécable de celui de l'Europe.

2 -Parce que ces larmes symbolisent l'impasse dans laquelle se trouve un grand pays, une démocratie ancienne, aujourd'hui rongée par des forces réactionnaires souhaitant faire de Londres une place financière offshore, en laissant le reste du pays en proie à l'appauvrissement et au délitement des services publics.

3 -Parce qu'elles nous avertissent de la dangerosité des populistes qui, par la désinformation et le mensonge, orientent les votes des citoyens en agitant le miroir aux alouettes.

4 -Parce qu'arrimé à l'Europe, le Royaume-Uni peut contribuer significativement à notre défense collective...

5 -D'autre part, ces larmes me touchent venant d'une femme politique issue de la classe moyenne, orpheline de ses deux parents à vingt-six ans, ayant gravi tous les échelons du cursus honorum d'outre-manche (la seule avec Margaret THATCHER). Non, Theresa MAY n'a pas démérité, mais elle s'est heurtée au mur de l'intransigeance de ses rivaux politiques, guidés par leur agenda personnel et un manque criant de sens public. Que de temps, d'énergie et de ressources perdues pour les Britanniques ! Et pour l'UE...

 

En définitive, la sincérité et l'émotion de Theresa MAY, lorsqu'elle affirme avoir son pays chevillé au cœur, ne fait pour moi aucun doute. Mais ce patriotisme national n'est aucunement incompatible avec l'appartenance européenne, de la même façon qu'un parent peut aimer ses deux enfants, sans enlever à l'un ce qu'il donne à l'autre

[Réaction] Incendie de Notre-Dame : une croix de feu qui nous brûle le cœur (15/04/2019)

L'incendie de Notre-Dame de Paris a provoqué une onde de choc. Pour l'avoir vu en direct à la télévision, j'ai ressenti comme beaucoup de gens une grande tristesse et un certain mal au cœur. Ce monument est fort d'une charge émotionnelle, culturelle, spirituelle considérable. C'est aussi une œuvre architecturale qui a traversé les siècles. Notre-Dame est l'un des symboles de notre pays et de la civilisation universelle. Au-delà de l'affliction que ce terrible incendie provoque en nous, sachons que la France s'est toujours relevée des avaries de l'histoire et que Notre-Dame sera reconstruite avec l'aide de tous. Dans ces circonstances, la devise de Paris, Fluctuat nec mergitur (Il est battu par les flots, mais ne sombre pas) prend tout son sens. 💘


[Table-ronde] Visibilité et représentativité des Outre-mer dans les médias et dans l'art (09/02/2019)

J'ai eu le plaisir de m'exprimer à la Journée de l'Outre-mer à Vaulx-en-Velin le 9 février 2019 à une table-ronde sur la visibilité et la représentativité des outremers dans le paysage artistico-médiatique, animée par M. Karim MAHMOUD-VINTAM. Ce fut l'occasion de souligner l'importance des enjeux ultramarins et leur inscription dans le débat national et l'espace francophone international. Dans la très grande salle de l'Espace Charlie Chaplin de Vaulx-en-Velin, j'ai eu le plaisir de m'exprimer aux côtés de M. Greg GERMAIN et d'autres intervenants pour apporter des propositions afin de renforcer cette représentativité. J'ai également plaidé pour mieux connecter les ultramarins aux opportunités qu'apporte la francophonie mondiale, sachant que l'un des trésors des outre-mer est à mon sens sa diversité.


[Débat citoyen] Avoir vingt ans en 2020 en Europe (25/01/2019)

 

J'ai participé à un débat citoyen organisé par le collectif "L’éthique plutôt que l’étiquette" à Paris, place Saint-Germain-des-près intitulé "2O ans en 2020 en Europe" le vendredi 25 janvier à 18h 30. L'accueil et l'animation de ce débat ont été assurés par Mme Françoise CAUWEL, fondatrice de l’Éthique plutôt que l’étiquette ainsi que par M. Olivier MOUSSON, Président de la Société d’Encouragement pour l’Industrie. Se sont exprimés M. Bertrand VITU, Mme Catherine SEXTON, M. Laurent BOCHET, M. Albert Jean MOUGIN, M. Vincent ANTOINE, M. Dominique BERTRAND et moi-même. J'ai axé mon intervention sur le thème de l'initiation à la mobilité, à la citoyenneté et à l'interculturalité, rappelant par exemple que le programme Erasmus, très populaire parmi ses anciens participants (90% d'opinions favorables) avait concerné depuis 1987 quatre millions de jeunes européens, dont 675 000 Français ; qu'il existait également des dispositifs bilatéraux, à l'exemple de l'Office franco-allemand pour la jeunesse (neuf millions de participants de 3 ans à 30 ans depuis le traité de l’Élysée de 1963). Afin de donner la possibilité aux jeunes d'être davantage partie prenante de la construction européenne, j'ai préconisé la création d'un service civique européen (projet porté par plusieurs collectifs), d'un Erasmus militaire ainsi qu'une plus grande ouverture des institutions européennes aux visites et aux stages. Chaque européen devrait à mon sens être en mesure de parler au moins trois langues, de bénéficier de stages linguistiques et d'un renforcement de ses compétences interculturelles. Selon Dominique Wolton, "dans un monde ouvert, le respect et la gestion des différences culturelles sont un facteur direct de paix".

 


[Élections législatives québécoises 2018] Chers Québécois, bon choix citoyen ! (29/09/2018)

J'ai eu l'honneur de m'exprimer à l'Assemblée nationale du Québec en juillet dernier. Dans ce cœur battant de la démocratie fleurdelisée, de nouveaux députés feront leur entrée après l'élection générale qui aura lieu le 1er octobre. A mes amis Québécois qui auront à faire leur choix entre le PQ, le PLQ, la CAQ et QS, je veux dire tout mon attachement à la démocratie sociale, au développement durable et à l'affirmation linguistique, culturelle et politique du Québec sur la scène nationale et internationale. Et surtout : mon souhait que nous continuions à bâtir ensemble des relations franco-québécoises réciproquement fécondes tout en étant l'une des locomotives de la francophonie dans le monde. Bon vote à toutes et à tous, bon choix citoyen ! 🗳️📣
Visionnez mon discours sur les libertés publiques dans le cadre du Parlement francophone des jeunes des Amériques :


[Article] L'affaire Weinstein doit être un tournant ! (02/01/2018)

Aux États-Unis, plus de 300 personnalités du cinéma s’engagent contre le harcèlement sexuel en lançant le mouvement « Time’s Up » (« C’est fini »). Un fonds a été constitué pour soutenir les victimes et faire reculer l’impunité. Trois mois après la retentissante affaire Weinstein et les révélations en chaîne qui ont ébranlé l’industrie du spectacle, un mouvement de femmes a vu le jour à Hollywood pour lutter contre le harcèlement sexuel. Ce mouvement, dont le nom (« C’est fini ») sonne comme un mot d’ordre, a publié sur son site, le lundi 1er janvier, une « lettre de solidarité » destinée aux victimes, relayée par de nombreux médias, dont le « New York Times ». Cette prise de conscience et cet élan de solidarité pour que les droits et la dignité des femmes soient respectés doivent à présent être irréversibles aux États-Unis comme dans le reste du monde.


[Article] Au Canada, l’inquiétante montée des incidents à caractère haineux (20/12/2017)

En décembre 2017, une dizaine de synagogues situées à Montréal, à Toronto, à Kingston, à Hamilton et à Edmonton ont été la cible d’une lettre sur laquelle on peut lire « Jewry must perish » (« La communauté juive doit périr »). Y figurent une croix gammée et une étoile de David ensanglantée qui rappellent les codes de la propagande nazie. Le directeur de la synagogue Beth Ora a encouragé les membres de la communauté à « essayer de mettre l’événement en perspective ». Ce fait est malheureusement révélateur d’un phénomène de société plus large : celui de l’inquiétante montée des extrémismes au sein d’une société canadienne globalement pacifique et tolérante. Il doit nous alerter collectivement sur la nécessité de promouvoir encore et toujours la liberté de religion.


[Article] Journalistes tués en 2017 : risquer sa vie pour rapporter l’information (19/12/2017)

En 2017, soixante-cinq journalistes ont été tués dans le monde  ; vingt-six ont perdu la vie dans l’exercice périlleux de leur fonction, tandis que trente neuf autres ont été assassinés, à l’exemple de Daphne Caruana Galizia, la journaliste maltaise de 53 ans en pointe sur les questions de corruption. Reporters sans frontières (RSF) détaille dans son rapport annuel le profil des journalistes qui exposent leur vie en zones dangereuses, ainsi que les mesures à prendre pour mieux les protéger. Plus d’efforts sont requis de la part des États et des organisations internationales pour garantir la protection des journalistes, l’exfiltration de ceux menacés de mort, afin que vive la liberté d’information, en même temps que ses principaux artisans.


[Article] En Autriche, six ministres d’extrême droite aux commandes (18/12/2017)

Six ministères fédéraux autrichiens sur treize seront dirigés par des politiciens issus du parti d’extrême droite FPÖ. Qui sont ces ministres dotés des principaux leviers de l’État ?

1. Heinz-Christian Strache, vice-chancelier, ministre de la fonction publique et des sports ► À 48 ans, ce prothésiste dentaire de formation au physique de gendre idéal est à l’aise aussi bien dans les boîtes de nuit et sur les réseaux sociaux que dans les arcanes partisans. ► Amateur d’échecs, « remarquable communiquant, il se distingue par son sens de la formule et par son talent d’appareil, estime Patrick Moreau, spécialiste de l’extrême droite au CNRS à Strasbourg. Il a progressivement adapté son discours au jeu démocratique, en choisissant des termes plus neutres et acceptables ».


[présidentielle FRANCE 2017] Face aux extrêmes qui menacent la France et l’Europe, il n’est plus temps de tergiverser !

Pour de nombreux citoyens, voter Emmanuel Macron est un choix pragmatique. On lui reproche une certaine inexpérience politique face aux caciques du parti socialiste et des Républicains. Certains voient en lui héritier de François Hollande, tandis que d’aucuns s’agacent à l’inverse de son esprit trop libéral et veulent le classer à droite. Mais l’une des forces d’Emmanuel Macron est d’avoir su s’entourer de personnalités compétentes et de talents issus de la société civile. J’en veux pour preuve l’investiture aux législatives dans la Vaucluse à l’un de mes anciens professeurs, le sociologue Jean Viard, qui a une compréhension fine des évolutions de la société française.


La modernisation qu’attend la société française

 

Ce renouveau, ce rassemblement des progressistes, est maintenant incarné par Emmanuel Macron. Il n'y a plus de doute. Son parcours brillant, sa jeunesse, son éducation et son érudition, son audace, sa capacité à s’entourer des bonnes personnes et à associer la société civile, font de lui le candidat de la modernisation du pays. Il est le seul (avec peut-être Benoît Hamon sur certains sujets) à comprendre et à anticiper les évolutions socio-économiques du numérique et de la nouvelle économie. Il s’est engagé à réaliser la conversion écologique de nos structures économiques, dans un logique de circularité. Son programme résolu pour l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, son aspiration à concilier les valeurs de progrès, de solidarité, de liberté, d’écologie, d’association et de fraternité composent une vision équilibrée et engageante pour l’avenir de la nation française.

 

 L’élan du Centre face aux populismes

 

Ainsi, Emmanuel Macron propose une offre politique raisonnée et modérée pour la France. Il n’est pas de ceux qui agitent les épouvantails pour se faire élire : l’Europe et les immigrés pour Marine le Pen, la « finance internationale » pour Jacques Cheminade, le « Système » pour d’autres, toutes ces entités abstraites qui sont autant de paravents et qui laissent croire que des causes extérieures sont à l’origine de nos difficultés. Il n’en est rien.  Arrêtons de regarder ailleurs et de chercher des excuses ! Ce sont les inconséquences de nos politiciens qui expliquent l’état de notre pays.

 

Le logiciel politique est par nature biface : il y a ceux qui rassemblent « pour » et ceux qui fédèrent « contre », ceux qui lèvent les espoirs et ceux qui instrumentalisent les craintes, ceux qui flattent les bas instincts du peuple et ceux qui s’adressent aux meilleures inclinaisons de nous-mêmes ! Face à tous ces épouvantails agités devant nos écrans, face à ces discours populistes qui gagnent du terrain et séduisent un nombre croissant d'électeurs, face à la lâcheté et aux limites de nos politiciens, disais-je, Emmanuel Macron est le visage d'espoir que nous devons présenter à l’Europe, à la Francophonie et au monde. Il constitue en lui-même un message. Il a l’étoffe d’un président de la République. C’est ma conviction. Qu'elle soit la vôtre ou non : dimanche prochain, tous aux urnes, citoyens !

[présidentielle FRANCE 2017] Suite à la défaite d’Alain Juppé, quatre incompatibilités avec François Fillon

Au Canada, en amont de la présidentielle française de 2017, j’ai eu l’occasion d’exprimer lors d'un débat organisé le 16 décembre 2016 mes quatre incompatibilités avec la candidature de M. François FILLON. Pour remporter la primaire de la droite, cet élu de la Sarthe et du 7e arrondissement de Paris, ancien Premier Ministre de Nicolas SARKOZY, n’avait pas hésité à endosser des positions extrêmement conservatrices sur des sujets de société pour s’attirer les voix du mouvement social de la Manif pour Tous. Son programme de rigueur me semblait par ailleurs contestable sur le plan de l’efficacité économique. La suite de l'élection présidentielle, marquée par le scandale fRAN9OIS ET Pénélope FILLON, ne me fit point regretter ces vues...


[présidentielle FRANCE 2017] Entre Fillon et Macron, l’UDI Montréal plébiscite le centre… plus que jamais!

Mercredi soir, l’UDI Montréal organisait son dernier « Café UDI » de l’année 2016. Peu d’affluence en cette veille de fête de Noël, mais un débat riche, auquel s’était joint le co-référent d’En Marche! Montréal, avec de nombreuses interrogations au lendemain de la primaire de la droite et du centre.

 

La déception de la défaite d’Alain Juppé était encore là, même si le maire de Bordeaux était le candidat par défaut des jeunes militants du parti centriste. Le congrès de l’UDI, qui aura lieu au début de l’année 2017, devrait décider si le parti de Jean-Christophe Lagarde soutient, ou non, François Fillon. À Montréal, si le programme économique à saveur libérale de François Fillon trouve un écho auprès des militants UDI [pas tous!], ses positions conservatrices sur des sujets de société dérangent. « Nous sommes quand même les héritiers de l’UDF de Simone Veil », s’exclame Arthur de Lembeye, le responsable UDI de Montréal. « Son programme conservateur est incompatible avec l’UDI », tranche Élias.   

 

Pour Benjamin, qui a la cause européenne chevillée au corps, François Fillon est « incompatible pour quatre raisons ». Il estime que, pour aller chercher des voix, « le candidat de droite a activé la fibre populiste et joué contre l’Europe, (…) il a amalgamé le politique et le religieux, (…), il oublie l’État-stratège avec son libéralisme économique, (…) et il a joué du conservatisme social pour s’attirer les voix de la Manif pour Tous ». L’amendement du programme social de François Fillon pourrait amener les jeunes militants de Montréal à soutenir le candidat de la droite et du centre. « Il faut une flexi-sécurité », justifie Benjamin. Il suggère de nouvelles règles sociales qui prennent en compte l’économie du partage. « Le problème de l’UDI, c’est qu’actuellement, on n’a pas de leader présidentiable », se désole Benjamin, aussitôt contredit par Élias qui voit, en Jean-Christophe Lagarde, un candidat pour l’élection présidentielle. [...]

 

Pourtant, Jérémy, co-référent d’En Marche! à Montréal, insiste sur la candidature d’Emmanuel Macron, issu de la société civile, pour tenter de rallier les militants montréalais UDI à son champion. Un ralliement effectué par 130 militants de UDI Jeunes fin novembre, sévèrement jugé par Arthur. « L’Europe est applaudie dans les meetings de Macron, c’est un bon point », lâche Benjamin. Jérémy précise que 75 adhérents ont déjà rejoint les rangs d’En Marche! Montréal. « Oui mais c’est gratuit! », rétorque Arthur.  En Marche! Montréal se structure et compte même présenter un candidat lors de la prochaine élection législative en Amérique du nord. « Avec nous, les gens s’intéressent de nouveau à la politique », assure Jérémy, qui ajoute que des comités locaux travaillent actuellement sur les enjeux locaux des Français de l’étranger.

débats et idées nouvelles pour rassembler autour du centre

À Montréal, l’UDI veut alimenter le débat politique en idées nouvelles. Si Alain Juppé est le candidat favori d’une partie de la section, le jeune parti veut surtout rassembler les déçus de la droite et de la gauche autour des idées libérales et progressistes du centre.


[Article] Le rêve européen du pape François (06/05/2016)

Le chef de l'Église catholique a reçu le prix Charlemagne, qui récompense depuis 1948 les personnes « ayant œuvré pour l'unification européenne ». Il a livré un vibrant plaidoyer pour un nouvel humanisme européen, bienveillant à l'égard des migrants.Au Vatican, dans l'immense salle Regia, antichambre de la chapelle Sixtine, devant un parterre de dignitaires comprenant la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre italien Matteo Renzi, le roi d'Espagne Felipe VI et les présidents des institutions de l'Union européenne, le souverain pontife a fustigé une Europe repliée sur elle-même, en train de « se retrancher », rappelant son discours Parlement européen.


« Que t'est-il arrivé, Europe humaniste, paladin des droits de l'homme, de la démocratie et de la liberté? Que t'est-il arrivé, Europe terre de poètes, de philosophes, d'artistes, de musiciens, d'hommes de lettres? Que t'est-il arrivé, Europe mère de peuples et de nations, mère de grands hommes et de grandes femmes qui ont su défendre et donner leur vie pour la dignité de leurs frères? »

 

Le pape argentin a fait part de ses idéaux européens, exhortant les dirigeants à dépasser les égoïsmes nationaux pour « construire des ponts et abattre des murs ». Alors que le projet politique d'unité européenne semble s'étioler, il a estimé que ceux qui voulaient ériger des barrières entre les pays trahissaient le rêve des pères fondateurs de l'Europe moderne. « Les projets des Pères fondateurs, hérauts de la paix et prophètes de l'avenir, ne sont pas dépassés : ils inspirent, aujourd'hui plus que jamais, à construire des ponts et à abattre des murs ».  L'Europe, « encore riche d'énergie et de potentialités », doit « oser » un changement radical de modèle économique, non orienté « vers le service d'un petit nombre, mais au bénéfice des gens et de la société », a-t-il expliqué. Le pape François a dénoncé la « spéculation », la « culture du profit » et « la corruption », prônant le passage d'une économie basée sur la finance à une « économie sociale ».  Le pape François, au Vatican, dans l'immense salle Regia, devant un parterre de dignitaires.

 

Plaidoyer pour les migrants

 

La crise migratoire divise les États membres de l'Union européenne. Face à la montée des populismes sur l'ensemble du continent, le pape a tenu à adresser un message d'ouverture : « l'identité européenne est, et a toujours été, une identité dynamique et multiculturelle », capable d'intégrer les « cultures les plus diverses et sans lien apparent entre-elles », a-t-il martelé. Il estime qu'il faut « regarder l'étranger, le migrant, celui qui appartient à une autre culture comme un sujet à écouter, à considérer et à apprécier ».

 

« Je rêve d'une Europe qui prend soin de l'enfant, qui secourt comme un frère le pauvre et celui qui arrive en recherche d'accueil parce qu'il n'a plus rien et demande un refuge. [...] Je rêve d'une Europe où être migrant ne soit pas un délit »

 

Lors de son déplacement en Grèce le mois dernier, le chef du Vatican avait attiré l'attention médiatique sur la « crise humanitaire » touchant l'île de Lesbos, dont le camp de transit pour réfugiés et migrants était devenu un camp de rétention. Symbole marquant de son pontificat, François était reparti avec trois familles syriennes, soit 12 personnes, accueillies au Vatican. « Quand vous prenez 12 réfugiés syriens, en proportion de la population du Vatican, c'est plus que pour aucun État membre de l'Union européenne », a souligné le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a eu ces mots pour remercier le pape : « Vous remplissez nos cœurs d'un nouveau courage ». « Je rêve d'une Europe dont on ne puisse pas dire que son engagement pour les droits de la personne a été sa dernière utopie », a conclu le pape François. »

[Conférence-débat] Agir pour une Europe de la défense

Le parti centriste pro-européen, UDI Montréal organisait sa dernière conférence-débat de la saison, mercredi soir au restaurant français Plein Sud, sur l’avenue Mont-Royal. Le géopoliticien et spécialiste des affaires européennes et méditerranéennes, Benjamin Boutin, s’est exprimé sur le thème : « L’Europe de la défense ». L’occasion de revenir sur les enjeux sécuritaires qui concernent la France et ses voisins.

 

Rappelant que « l’Europe constitue une chance pour la France », le responsable de l‘UDI Montréal, Arthur de Lembeye, s’est aussi exprimé sur le conflit ukrainien et la menace de l’État islamique « aux portes de la Turquie ». Pour ce rendez-vous citoyen, les participants étaient appelés à s’exprimer sur le rôle de la France dans la construction d’une Europe de la défense, à l’heure où des actions conjointes entre les pays européens sont menées contre les passeurs en Méditerranée.

 

Un engagement nécessaire pour la sécurité et la défense

 

« Les États-Unis se désengagent partiellement aujourd’hui, ils ne seront pas toujours derrière nous », souligne d’emblée Benjamin Boutin. Pour son exposé, le jeune expert a souhaité susciter une réflexion sur les solutions que peut apporter la France en matière de défense européenne. Il a ainsi rappelé les différents traités qui ont jalonné la construction de l’Europe de la défense. Depuis la communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) à la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) du Traité de Lisbonne, ce fut l’occasion de revoir son histoire.

 

Selon M. Boutin, l’Europe doit viser plus haut en matière de sécurité et de défense. Dans un monde soumis à des conflits extérieurs mais aussi des menaces intérieures, les dirigeants européens doivent agir de concert pour répondre à des questions de sécurité communes. En somme, être plus efficaces ensemble qu’individuellement. « Toutes les forces militaires ne sont pas les mêmes mais il faudrait créer une culture opérationnelle commune et un plan d’action global », explique-t-il.

 

Défense de l’Europe par elle-même

Plusieurs clauses, comme celle de solidarité, ont été laissées en jachère faute de volonté politique

M. Boutin a aussi spécifié les nombreux défis pour une Europe de demain, forte et unie. « Tout d’abord, réaliser Lisbonne, pointe-t-il. Plusieurs clauses, comme celle de solidarité, ont été laissées en jachère faute de volonté politique. » Il déplore ainsi que la construction d’une Europe militaire ne soit pas encore dans tous les esprits. Actuellement, l’Europe se limite à la gestion internationale de crise, « mais elle est efficace tout de même », nuance M. Boutin. Malgré tout, selon le jeune homme, les défis sécuritaires à venir doivent mener à des décisions fortes.

 

Le géopoliticien note toutefois les progrès de la PSDC au cours des quinze dernières années, avec une trentaine de missions civiles et d’opérations militaires conduites par des pays européens. Un « plus » en termes de capacité d’intervention du vieux continent, selon l’expert, qui rappelle également que l’Union européenne a su développer la gestion des crises et apaiser des conflits à l’échelle internationale. « La France et la Grande Bretagne sont les pays qui investissent le plus, rappelle Monsieur Boutin. Avec 2,2% du PIB alloué à la défense, ce sont les deux plus gros contribuables. »

 

Fonder un socle commun

Grâce à la France, on connaît les théâtres d’opération et son expertise est un atout pour l’Europe

Coopération et solidarité sont les maîtres mots d’une telle entreprise, à l’échelle européenne. Pour Benjamin Boutin, que ce soit au niveau de l’industrie ou des technologies de pointe, la qualification de l’emploi en Europe a tout à gagner à être maintenu à son meilleur niveau. Les objectifs sont doubles : éviter la concurrence internationale et maintenir une base de défense performante.

 

Pour ça, mutualiser les ressources des pays et proposer un budget commun constituerait un plus. « Les dépenses administratives actuelles sont complexes, souligne Monsieur Boutin. Le député Jean Arthuis a récemment agité le chiffon rouge et parlé de la nécessité des synergies budgétaires indispensables pour la défense. » Aussi, en fusionnant les filières nationales concurrentes, l’Europe pourra agir par elle-même, sans agir en interdépendance avec d’autres puissances militaires, croit le géopoliticien.

 

Autre idée : « Créer un livre blanc européen de la défense. Cela permettrait de matérialiser l’idée d’une Europe de la défense et de réactualiser des décisions obsolètes, datant de 2003, expose l’expert. Les États pourraient accepter l’interdépendance entre eux et favoriser des actions communes. » Mais au fait, quid de l’OTAN ? Ce sont deux choses bien différentes, affirme le géopoliticien. « L’OTAN restera une alliance militaire forte si les défenses américaine, canadienne et européenne sont aussi fortes et unies »,  affirme-t-il. « L’Europe avance de crise en crise, à petits pas, mais il y a des acquis communautaires, les européens apprennent, assure Benjamin Boutin. Même si je ne peux pas donner de « deadline », ça viendra. » Et, selon lui, si la France décide de pousser cette politique européenne de défense, ses actions militaires constituent aussi un réel atout pour le reste des pays européens. « Grâce à la France, on connaît les théâtres d’opération et son expertise qui est un atout pour l’Europe. » conclut-il.

 

En attendant, Benjamin Boutin juge que c’est au tour des citoyens de faire pression auprès de leurs représentants. Dans la salle, un couple de français s’interroge sur l’absence des médias sur ces questions pro-européennes, en Europe…

La course à la chefferie du Parti Québécois

La course à la chefferie du Parti Québécois a pris une nouvelle tournure le 24 janvier 2015 avec le retrait de Jean-François Lisée, ancien ministre du gouvernement Marois. Le parti est entré dans le temps du débat d'idées. A cet égard, les propositions institutionnelles du député de Lac-Saint-Jean Alexandre Cloutier méritaient d'être débattues pour offrir davantage de liberté politique aux Québécois.  À l'issue du vote, qui s'est tenu du 13 au 15 mai 2015, Pierre Karl Péladeau a été élu chef du parti.


[Point de vue] Idées contre idées, le nouveau combat des lumières contre l’obscurantisme

ma réaction aux attentats de Charlie Hebdo (07/01/2015)

 

Face à des idéologies meurtrières qui convertissent de jeunes gens à la religion de la barbarie, la réponse d’une démocratie mature se situe-t-elle uniquement dans le registre sécuritaire ? Lutter contre le terrorisme implique de reprendre la plume - sans jamais baisser le crayon – pour s’attaquer aux assises idéologiques du fanatisme.

 

 

L’ancien ministre Robert Badinter s’est exprimé jeudi dernier dans les colonnes du journal Libération pour mettre en garde le peuple français : « Ce n’est pas par des lois et des juridictions d’exception qu’on défend la liberté contre ses ennemis. Ce serait là un piège que l’histoire a déjà tendu aux démocraties. Celles qui y ont cédé n’ont rien gagné en efficacité répressive, mais beaucoup perdu en termes de liberté et parfois d’honneur ».

 

Alors qu’en France la tentation se fait grande de répondre aux actes terroristes par de nouvelles lois et une surenchère de dispositifs sécuritaires (certains députés allant même jusqu’à réclamer un Patriot Act à la française), d’autres voix se font entendre qui élargissent la conscience du problème en s’attaquant à ses causes. Et puisque la conscience est quelquefois une affaire de famille, c’est la philosophe Élisabeth Badinter qui a déclaré dans les colonnes du Journal du Dimanche que « La liberté d’expression ne connaît aucune limite lorsqu’il s’agit des idées. On n’a pas le droit de s’en prendre à des individus en chair et en os, mais on doit se battre idées contre idées ». D’aucuns objecteront que l’on ne peut « se battre idées contre idées », autrement dit « débattre », avec des fanatiques qui ne méritent que l’opprobre et le châtiment. Certes. Mais l’auteure des Passions intellectuelles marque en vérité un point capital : la lutte contre le terrorisme ne peut se contenter d’être répressive, policière ; elle doit également investir le champ idéologique.

 

Les héritiers de Voltaire vont-ils reprendre, au XXIe siècle, le combat des Lumières – celles de l’intelligence – contre l’obscurantisme de l’ignorance et de la peur ? Qui d’autres qu’eux pourfendront la terreur et la bêtise, défendront la liberté, démonteront les doctrines pseudo-religieuses radicales qui enferment leurs adeptes dans un monde virtuel de représentations schizophrènes, de phantasmes, de prescriptions et de superstitions d’un autre âge ? Doctrines qui, on le sait, prospèrent sur le terreau de l’ignorance et du malaise identitaire. Comme l’a écrit Montesquieu, « les hommes sont comme les plantes, qui ne croissent jamais heureusement si elles ne sont bien cultivées ». Alors que la France de l’après-Charlie se doit de donner un nouvel avenir à ses jeunes, le rôle des intellectuels n’est pas négligeable. Eux aussi ont le devoir d’éviter qu’une partie de la jeunesse s’identifie aux Merah, aux Kouachi, aux Coulibaly et glisse peu à peu sur la pente du fondamentalisme, jusqu’à commettre l’irréparable.

 

En France, il est urgent que les lumières sortent de l’ombre. Les intellectuels de toutes confessions doivent descendre de leur tour d’ivoire, de leurs studios de radio et de leurs plateaux de télévision, aller dans les écoles, se rendre dans les prisons, les quartiers, y donner des conférences, démontrer la nullité des doctrines qui prétendent détenir la vérité absolue, débattre avec ces jeunes désorientés pour leur donner la chance de s’épanouir hors de la haine. C’est en renouant avec cet esprit des Lumières, cet esprit qui a fait la France, que la politique anti-terroriste trouvera son chaînon manquant : le combat « idées contre idées ».

 

Toutefois, si la plupart des intellectuels, à l’instar du couple Badinter, sont des éveilleurs de conscience, des esprits tourmentés peuvent aussi davantage nous égarer que nous éclairer. Comment comprendre à cet égard les propos tenus récemment sur le plateau de TV5 Monde par le philosophe Michel Onfray, mélangeant sans cesse le vrai et le faux, évoquant une « politique militaire islamophobe européenne », faisant l’amalgame entre Islam et islamisme ? En laissant entendre que l’Occident était en guerre contre une religion particulière et non contre certains groupes terroristes commettant en Afrique et au Moyen-Orient des exactions si atroces qu’elles inspirent la nausée de la communauté internationale, Michel Onfray convoque la thèse du Choc des civilisations, ce qui, par les temps qui courent, manque singulièrement de lumière…

[Point de vue] Quelles valeurs pour le centre ? (10/08/2014)

Les valeurs du centre s'enracinent dans le terreau du libéralisme philosophique et de la démocratie d'inspiration chrétienne. A l'heure où l'excessive bipolarisation de la vie politique ne répond plus à l'exigence démocratique de représentativité pluraliste de l’opinion des citoyens, les valeurs centristes apparaissent comme des remparts face à la montée des extrémismes – notamment de l’extrême droite – et tracent une voie alternative aux politiques alternées de droite et de gauche. L’affirmation du centre participe ainsi à l'élargissement d'une offre politique bien trop contractée.

 

La liberté est au cœur du système de valeurs centriste

 

Dans une société, la liberté individuelle est gage de progrès collectif. Elle est la condition sine qua non du fleurissement des arts, des lettres, des sciences et des lois justes. Les hommes naissent libres, et doivent le rester. Libres de s'exprimer selon leur conscience. Libres de choisir leur culte et de le pratiquer. Libres de choisir leur vie et leurs partenaires. Libres d'entreprendre et de s'associer. Libres de prendre part aux décisions politiques dans les territoires de la République. La liberté est le combat permanent des centristes parce que celle-ci n'est jamais acquise, qu'il peut y avoir des retours en arrière et que, comme l'a dit Périclès, "il n'est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage".

 

Du point de vue de l'organisation de l’État, la liberté est mieux garantie s'il existe un système de contrôle constitutionnel indépendant, une séparation équilibrée des pouvoirs, une juste représentation des corps intermédiaires et une décentralisation qui permet de lutter contre le désintéressement des citoyens à l’égard de l’engagement public.

 

La forme républicaine du régime politique

 

Les centristes, notamment les radicaux, ont beaucoup œuvré pour que les valeurs républicaines s'imposent dans la conception générale de l'intérêt public. Attachés au rôle majeur de l'Ecole, intransigeants vis-à-vis d'un Etat qu'ils veulent impartial - c'est-à-dire ne confondant pas les intérêts publics, privés et partisans, composé d'institutions neutres et d'un pouvoir judiciaire indépendant -, ils refusent toute forme de discrimination, fidèles au préambule de la constitution de 1946 selon lequel "nul ne peut être lésé [...] en raison de ses origines, de ses opinions, de ses croyances". Pour eux, la laïcité est un principe fondamental sur lequel nul ne saurait transiger. La loi de 1905 concernant la séparation de l’Eglise et de l’Etat est claire : « La République assure la liberté de conscience et elle garantit la liberté de culte ».

 

Dans la République, l'égalité des chances doit également être garantie, conformément à la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 posant que « tous citoyens étant égaux [aux yeux de la loi], ils sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ».

 

La tolérance

 

Accueillant la diversité comme une richesse, rejetant la démagogie, le centre ne cherche à stigmatiser ni exclure aucune catégorie d'individus pour d'hypothétiques succès électoraux. A l'inverse des extrêmes qui utilisent cette technique de l'exclusion pour fédérer les peurs et susciter une adhésion "par la négative" à leurs discours, le centre est inclusif et souhaite associer chacun au dessein national et européen de prospérité collective. Il s'oppose également aux fanatismes idéologiques et religieux en prônant une coexistence pacifique des cultures et des religions.

 

La solidarité

 

La préoccupation sociale, qui imprègne l'univers mental des centristes, favorise l'idée selon laquelle la démocratie doit être solidaire. La solidarité, ce sens de l'entraide, de la cohésion, de la coopération, est une valeur que le centre partage sans doute avec la gauche. Pour les centristes, elle doit être mise en œuvre non seulement par l'Etat, mais aussi par les corps intermédiaires telles que les associations, les syndicats, les églises, les familles, les mutuelles et les coopératives. Si la démocratie se doit d’être solidaire, l'économie doit aussi être au service de l'homme, concourir à la satisfaction des besoins humains, dans le respect de l'environnement.

 

L’écologie

 

Une montée en puissance de la préoccupation écologique parmi les cercles de pensée centristes s’observe depuis les années 1970, corrélativement à une tendance générale de la société française. Les centristes considèrent que le combat pour le développement durable ne saurait être l’apanage d’un parti écologiste, qui plus est rangé à gauche. L’UDI et le Modem sont des partis qui développent une vision et des prises de positions politiques responsables sur le plan environnemental. Fondateur de l’UDI, Jean-Louis Borloo incarne cette conscience centriste de l’écologie responsable.

 

L'Europe comme projet de civilisation

 

Historiquement, la construction européenne s'est faite dans l'intérêt de la paix. Dès l'entre-deux-guerres, les démocrates chrétiens Robert Schuman, Konrad Adenauer et Alcide de Gasperi nouent des contacts utiles au sein du Secrétariat international des partis démocratiques d'inspiration chrétienne, créé à Paris en 1925. Pendant la guerre, les centristes s’engagent en nombre dans la Résistance, à l'exemple de Gilbert Dru, mort fusillé par la Gestapo, ou de Georges Bidault, président du Conseil national de la résistance et fondateur du Mouvement républicain populaire (MRP, parti majoritaire en France en 1946). C'est à Georges Bidault et Robert Schuman que l'on doit l'initiative de la réconciliation franco-allemande et le lancement du Conseil de l'Europe à Strasbourg en mai 1949 puis de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) le 9 mai 1950. D'après René Rémond, "c'est l'Europe unie qui fut - et reste pour l'histoire - la plus grande gloire du MRP, héritier de la Résistance au nazisme. C'est une sorte de miracle que ce moment de l'Histoire, au début des années 1950, où se concentraient trois grands démocrates européens (Schuman, Adenauer, de Gasperi) pour construire, sous l'inspiration de Jean Monnet, une Communauté européenne du Charbon et de l'Acier, prototype de l'Union européenne". Plus tard, ce sera un autre centriste, Valéry Giscard d'Estaing qui, avec Raymond Barre comme premier ministre, inventera le Conseil européen et décidera de l'élection des députés européens au suffrage universel direct.

 

A présent, les centristes appellent de leurs vœux une Europe politique, économique, sociale et culturelle capable de porter un espoir pour la jeunesse dans une mondialisation caractérisée par une reconfiguration géopolitique de la puissance des nations et des ensembles régionaux. La construction européenne, qui fait partie du "rêve centriste", reste un grand projet collectif permettant de mutualiser des moyens de production (industriels, énergétiques, artistiques...), de lancer des programmes de recherche et de développement d’envergure internationale, de gérer les grands enjeux régionaux (immigration, environnement, sécurité, défense...) et de peser davantage sur la scène mondiale.

 

Pour autant, loin d'être satisfaits par l'organisation actuelle de l’UE, les centristes travaillent, en particulier de façon assidue au Parlement européen, à ce que leur rêve d'union démocratique et sociale des peuples européens, véritable projet de civilisation, devienne une réalité au XXIème siècle.

[Conférence-débat] L'identité française selon Marcel Gauchet (26/03/2014)

A l’occasion d’une conférence que je co-animais à Sciences Po le 26 mars 2014, le philosophe et historien Marcel GAUCHET s’est exprimé sur sa conception de « la crise de l’identité française ». Élève de Claude LEFORT et admirateur de Pierre CLASTRES, rédacteur-en-chef de la revue Le Débat, Marcel GAUCHET est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence (Le Désenchantement du monde, 1985 ; La condition historique, 2003 ; L’avènement de la démocratie, t. 1, 2, 3, 2007 – 2010).  D’après Marcel GAUCHET, la France a mal négocié le tournant des années 1970, marquées par le choc pétrolier de l’automne 73, les réformes néolibérales et libre-échangistes, l’extraversion des économies et l’individualisation des sociétés. « La France est mal à l’aise dans ce changement de monde qui contrevient à son identité », a-t-il soutenu. Il a comparé cette situation avec celle des Trente Glorieuses, durant lesquelles la France était « à l’aise ou à peu près… », tandis que l’action d’un État social et régulateur organisait la reconstruction et la modernisation du pays et que le contexte international de la Guerre Froide permettait à la France de rayonner par une politique d’indépendance.

 

Au tournant des années 1975, la conception du rôle de l’État a changé. L’économie a pris le pas sur le politique, le contrat sur la loi, le commerce sur l’ingénierie, le privé sur le public, les sciences appliquées sur les sciences pures, tous domaines où les Français excellaient. Ceux-ci ont vécu la mondialisation, ce nouvel univers culturel, comme une défaite, d’où le malaise actuel, selon Marcel GAUCHET. Le mirage de la société post-industrielle a conduit à la désindustrialisation française ; on s’est imaginé que l’on pouvait, avec la répartition internationale des tâches, se réserver la R&D et « laisser aux pauvres la production industrielle ». L’Allemagne a vu le caractère factice de cette théorie. La « malheureuse Allemagne des années 1990 » a pris un avantage compétitif. Dans le même temps, Marcel GAUCHET juge que l’élargissement européen a été une « fuite en avant » et un « enlisement », preuve de l’incapacité des pays européens à se projeter. La financiarisation de l’économie et l’explosion des nouveaux outils financiers ont mené à la catastrophe de 2008.  Après avoir énoncé sa lecture de l’histoire récente, l’intellectuel a dénoncé de la déroute des élites dirigeantes du pays, dont le bilan est, selon lui « accablant ». Ces élites politiques ont divorcé avec le peuple. Il y a eu une fracture et la montée des protestations et du FN traduisent un désespoir politique. Pour surmonter la crise actuelle, il faut d’abord être lucide sur l’état des lieux. Croyant qu’« aucun pays n’abandonne ce qu’il est », Marcel GAUCHET a appelé les jeunes à élaborer « un nouveau projet, adapté à la France et à son héritage historique ».

[Action citoyenne] Défendre l'expression pluraliste !

manifestation devant le siège de la radio "Europe 1" (2014)

La France souffre d'une offre politique trop contractée. Les médias accordent une place insuffisante aux discours et aux propositions des partis minoritaires, notamment centristes et écologistes. Inaudibles parce qu'on ne leur accorde pas la parole, ils ne sont pas en mesure de proposer aux Français une alternative. Lors de la campagne des Européennes en France en 2014, avec les Jeunes Démocrates et les Jeunes UDI des départements franciliens, nous sommes allés manifester notre mécontentement contre les médias (LCI, Europe 1 et Le Figaro) qui organisaient l' "Eurodébat" entre les trois "gros partis", PS, UMP et Front national, laissant par là même une voie royale au FN, sans permettre à un vrai parti européen de le contredire. Cette action a été relayée sur les réseaux sociaux et par le Huffington Post.

[Militantisme] L'Université de rentrée de l'UDI (09/2013)

La première université de rentrée de l'Union des Démocrates et Indépencants a eu lieu à Poitiers les 14 et 15 septembre 2013, occasion de faire le point sur la première année de ce mouvement fondé par Jean-Louis Borloo et de participer à de nombreux ateliers thématiques stimulants. A cette occasion, j'ai participé à des ateliers destinés à élaborer le projet européen de l'UDI.

 

Quelques mois plus tard, ces propositions ont été mises en forme et on nourri le programme politique pour les élections européennes. Voici quelques unes des propositions formulées par l'UDI et le Modem à l'occasion des élections européennes de 2014 :

 

- Création d'un Erasmus de l'apprentissage et du premier emploi ;

 - Diffusion d'une liste noire européenne des paradis fiscaux ;

 - Mise en place d'une taxe carbone aux frontières extérieures de l'Union, réduisant l'avantage compétitif des entreprises non européennes qui ne respectent pas les normes environnementales ; 

 - Instauration d'une communauté européenne de l'énergie, coopération renforcée de pays européens volontaires, orientée vers la diversification des sources d'approvisionnement et la montée en puissance des énergies renouvelables, avec un mécanisme d'assistance mutuelle en cas de pénurie d'électricité ;

 - Lancement d'une politique européenne de protection des données personnelles au niveau intérieur comme au niveau extérieur, en renforçant le cadre juridique existant, en faisant pression sur les Etats et en sanctionnant les entreprises récalcitrantes.  

 - Renforcement de la politique extérieure et de Défense, en mutualisant certains services diplomatiques, en désignant un haut représentant de poids dans les relations internationales, en renforçant la capacité de financement des intervention militaires communes, menées au titre de la PSDC et en favorisant l'émergence d'un marché européen des équipements de Défense ;

 - Impulsion d'une politique européenne migratoire, reposant sur une évaluation des besoins démographiques et de compétences de chaque Etat-membre, en contrôlant cette politique de façon concertée, en créant un corps européen de garde-frontières, en orientant plus intelligemment notre aide au développement vers le voisinage méridional et oriental de l'Europe. 

 

Extraits du Document de travail de l'UDI intitulé "Nos valeurs partagées pour l'Europe"

[Visite] La Fondation Charles de Gaulle (21/04/2013)

A l'invitation de M. Jacques GODFRAIN, ancien ministre et président de la Fondation Charles de GAULLE, j'ai eu le privilège de visiter le bureau de l'homme du 18 juin, rue Solférino, à Paris, le 21 avril 2013. Charles de GAULLE l'avait occupé de 1947 à 1958. Il est resté dans son état d'alors, avec ses grandes cartes et, sur le mur de gauche, la pendule électrique dont les aiguilles ont été arrêtées à l'heure du malaise qui devait entraîner la mort du Général une demi-heure plus tard, le 9 novembre 1970, dans sa demeure de Colombey-les-deux-Eglises. Un lieu émouvant, empreint d'histoire et de la mémoire du grand homme.