Le coopératisme

Trois clefs d'entrée dans la nouvelle "éconologie"

La COP21 peut certes aboutir à un accord mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais ce sont nos modes de production et de vie qui vont décider réellement si l'augmentation de la température moyenne de la planète dépassera ou non le seuil des 2°C. (...) Il faut reconfigurer notre logiciel économique. Trois clefs peuvent être actionnées pour entrer dans l'éconologie du XXIe siècle...

Pour un nouveau modèle socio-économique : le coopératisme

Les centaines d'initiatives écologiques, sociales et solidaires qui fleurissent sur notre territoire sont en train de constituer silencieusement un nouveau modèle socio-économique. S'il fallait lui donner un nom, nous l'appellerions Coopératisme, parce qu'il se fonde essentiellement sur l'esprit de coopération et adopte les structures traditionnelles du mouvement coopératif...

L’investissement coopératif révolutionnera-t-il la finance ?

Des pratiques financières alternatives émergent et ouvrent de nouvelles perspectives. Ces pratiques, ce sont le crowdfunding, l’actionnariat éthique et l’épargne solidaire. D’une certaine manière, elles indiquent la direction du changement souhaitable. Peuvent-elles se développer et, demain, révolutionner la finance ?


 

Aujourd’hui, la loi de la compétition prime sur l’esprit de coopération. Pourtant, la coopération peut devenir le dénominateur commun de l’économie du partage, de l’économie circulaire et de l’économie sociale. Depuis plusieurs années, je plaide pour que les coopératives soient considérées comme des modèles organisationnels pertinents et efficaces pour accompagner le développement humain, dans le respect de l'environnement.

 

Je crois en l’émergence d’un modèle socio-économique fondé sur la coopération et dont le nom fédérateur serait le coopératisme. Ce mot indique, selon le dictionnaire Flammarion, une «théorie prônant l’extension des coopératives de production et de consommation, en vue de résoudre le problème des échanges». Mais c'est bien plus que cela.  Le coopératisme a une histoire et une actualité sur les cinq continents. Ce modèle compte des atouts et des réussites économiques indéniables comme le mouvement Desjardins au Québec ou de nombreuses banques mutualistes en Europe.

 

Surtout, ses potentialités d’avenir sont considérables, à condition de prendre conscience de l'alternative qu'il offre à l’accumulation du capital qui s'opère dans le déni de la finitude des ressources terrestres.  Aux antipodes du court-termisme et de la spéculation qui se sont imposés depuis les années 1980 - favorisant la montée des inégalités -, l'objectif est bien de parvenir à une prospérité partagée, équitable et durable.

 

Solidarité, fonctionnalité, circularité sont les maître-mots du coopératisme, ce modèle que j’ai eu l’occasion d’observer de près en Amérique du Nord, en Europe et en Afrique et qui fonctionne. Toutefois, sans un effort de conceptualisation et de regroupement des pratiques économiques vertueuses (écologiques, numériques, fonctionnelles…), ce modèle restera marginal, ne dépassant pas le seuil des 10% des emplois de la richesse produite - seuil de l'économie sociale et solidaire (ESS) en France. C’est donc à nous de le choisir, de le construire et de le promouvoir. 


Forum mondial convergences 2017

sommet international des coopératives 2016, 2014


Forum Gestion et gouvernance des entreprises sociales 2016

Rencontres économiques d'Aix-en-Provence 2014


L'OCDE tire la sonnette d'alarme

Charles de Gaulle et la participation

Marc Sangnier, le progressiste visionnaire