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Trois clefs d'entrée dans la nouvelle "éconologie"

11 décembre 2015


La COP21 peut certes aboutir à un accord mondial de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais ce sont nos modes de production et de vie qui vont décider réellement si l'augmentation de la température moyenne de la planète dépassera ou non le seuil des 2°C, au-delà duquel les conséquences en chaîne des dérèglements climatiques deviendront incontrôlables. Pour changer les comportements, les bonnes volontés individuelles ne suffisent pas; il faut reconfigurer notre logiciel économique. Trois clefs peuvent être actionnées pour entrer dans l'éconologie du XXIe siècle.


Première clef: la renouvelabilité

 

Renouvelables, certaines énergies le sont, utilisant les forces de l'eau, de l'air, de la lumière et de la terre, sans recourir à l'extraction et à la combustion de ressources fossiles génératrices de gaz à effet de serre (GES). La généralisation de ces énergies est avant tout une question d'accessibilité et de coût. Ce sont les mêmes considérations pragmatiques qui dictent nos choix d'habitat et de transport. En Norvège, les véhicules électriques font l'objet de mesures très incitatives, alors que le pétrole (dont le coût actuel, anormalement bas, ne reflète pas les dommages écologiques) est surtaxé. C'est la logique de la carotte et du bâton.

 

Pour préparer l'après-pétrole, omniprésent dans notre économie, il faut s'employer à lui trouver des substituts, pour l'enrobage des routes notamment. Ainsi, des chercheurs de l'Ecole de technologie supérieure du Québec travaillent à la fabrication d'asphalte à partir de verre recyclé. L'agriculture intensive, responsable d'un quart des émissions de GES, tire également ses rendements élevés de fertilisants issus du pétrole. L'usage de la chimie verte pourrait devenir plus attractif si les fertilisants pétrochimiques étaient également surtaxés, voire interdits. Des plafonds restrictifs d'émissions de gaz à effet de serre encourageraient le secteur privé à investir et à se reconvertir.

 

La reconversion de notre appareil productif est possible si l'on veut engendrer des biens renouvelables, fabriqués eux-mêmes à partir d'éléments recyclés, dans l'optique de réduire drastiquement l'exploitation des ressources naturelles et abaisser le niveau d'émission des GES. Pratiqué aujourd'hui à la marge, le recyclage industriel pourrait devenir la norme, en étant internalisé dans les coûts et les procédés de production. Dans nos régions, des synergies peuvent être organisées entre unités productives et filières de tri, mises en place à grande échelle et permettant à chacun de vendre ses déchets-ressources.

 

Deuxième clef: La fonctionnalité

 

Reconfigurer notre logiciel économique consiste aussi à favoriser l'usage commun de biens et d'équipements. Face au marketing de la nouveauté qui pousse à la surconsommation accélérée de produits jetables, la fonctionnalité consiste à l'inverse à vendre l'usage d'un bien plutôt que le bien lui-même. Cela permet de réduire les quantités produites et encourage les entreprises à fabriquer des produits plus fiables et renouvelables. A titre d'exemple, l'entreprise française Michelin a développé une offre de location de pneus pour les transporteurs routiers. Un pneu durable loué à plusieurs utilisateurs peut ainsi générer davantage de bénéfices à moyen terme qu'un pneu éphémère vendu une seule fois. Privilégier la fonctionnalité permet d'allonger la durée d'utilisation des biens.

 

Un certain nombre de plateformes se développent pour faciliter la mise en commun de biens d'usages, de services, d'espaces, de moyens de transport, etc. Intéressantes pour partager les coûts, la plupart de ces plateformes appartiennent hélas à un petit nombre de propriétaires plutôt qu'à l'ensemble de leurs membres-utilisateurs. Alors que le bénéfice principal découle de plus en plus de l'utilisation cumulative de biens et de services plutôt que de leur conception, il est important d'éviter que de nouvelles rentes se constituent, à l'heure de l'accroissement des inégalités. La formule coopérative se pose alors comme un modèle organisationnel éclairé, démocratique, répartissant mieux les risques et les gains du partage.

 

Troisième clef: la coopération

 

Appartenant à leurs membres, non délocalisables, les coopératives sont des outils de transformation socioéconomique efficaces, mais négligés, du fait de leur invisibilité sur les marchés boursiers et dans les programmes des écoles de commerce et de gestion. Pourtant, plus résilientes, démocratiques et engagées dans leur milieu social et environnemental que la plupart des entreprises, elles permettent à un milliard de personnes à travers le monde de se développer, de s'épanouir, de s'éduquer. Pour la mise en commun d'idées, de ressources, de biens d'usage et de services, quelles organisations sont-elles plus adéquates que les coopératives?

 

Nées pour offrir des services innovants et équitables, les coopératives ont toute leur pertinence aujourd'hui pour organiser la transformation de l'économie à la renouvelabilité et à la fonctionnalité. L'enjeu est de faire émerger de nouvelles coop, consacrées à la mise en partage de biens d'usage sur les réseaux, et de les connecter à des plateformes de financement coopératif. L'informatisation démultiplie les potentialités.

 

De même, pour organiser le recyclage à grande échelle, de nombreuses coopératives, parfois appelées ressourceries, donnent une seconde vie aux objets. Au Québec, la Coop carbone accompagne les entreprises pour la réduction de leurs émissions de GES, tandis que la Coop Fédérée s'essaye à l'usage d'intrants alternatifs pour la conservation des sols et de la biodiversité. A Cleveland, aux États-Unis, les coopératives écologiques et démocratiques de travailleurs Evergreen se sont engagées résolument dans la transition énergétique. Pour la gestion des biens communs, la préservation d'écosystèmes, des formes de gestion coopératives peuvent être imaginées pour réunir les utilisateurs de bassins fluviaux ou de bancs de pêche par exemple, dans l'optique d'une exploitation plus raisonnée et concertée des ressources.

 

En somme, au-delà du rôle des États, il est urgent de mobiliser nos forces de transformation sociale pour avancer vers un modèle de développement durable articulant la capacité de renouvellement productive et la mise en commun de services et de biens d'usage, sur une base coopérative. Il s'agit d'une des meilleures réponses à apporter pour garder le contrôle sur notre avenir. Comme l'expliquait Alphonse Desjardins, «la coopération, c'est l'union pour la vie, non la lutte pour la vie». Alors que le péril environnemental met au défi notre créativité, cette formule prend un tout nouveau sens.

Pour un nouveau modèle socio-économique : le coopératisme

7 octobre 2014


Le « Coopératisme » est une grande option socio-économique qui s'offre à nous !

 

Dans un contexte de croissance asthénique, de chômage massif, de paralysie de l'investissement et de hausse des inégalités, chacun prend conscience que la situation ne s'améliorera pas sans un changement structurel.

Et si la solution était coopérative?

 

Les centaines d'initiatives écologiques, sociales et solidaires qui fleurissent sur notre territoire sont en train de constituer silencieusement un nouveau modèle socio-économique. S'il fallait lui donner un nom, nous l'appellerions Coopératisme, parce qu'il se fonde essentiellement sur l'esprit de coopération et adopte les structures traditionnelles du mouvement coopératif (coopératives, mutuelles et associations). En 2013, près de 250 coopératives ont vu le jour. Cela représente le choix de 1800 personnes de mettre en commun leurs moyens, leur intelligence et leur force de travail, en vue d'améliorer leur condition d'existence et de répondre à des besoins de société.


Les coopératives affirment de plus en plus leur différence dans l'espace public. Différentes, ces structures économiques le sont assurément par leur gouvernance démocratique et leur engagement social et environnemental. Elles présentent le triple avantage d'être statutairement protégés contre les délocalisations, de privilégier l'emploi (entre 2000 et 2013, le nombre d'emplois a en effet augmenté de 24% dans les coopératives contre 4,5% en moyenne dans le reste du secteur privé) et de redistribuer plus équitablement les bénéfices (en 2012, 45,8% du résultat net des sociétés coopératives a été reversé sous forme de participation aux sociétaires).


Ces atouts coopératifs plaident pour que la création, la transmission et la reprise d'activité se fassent plus systématiquement en coopératives, ce qui implique de renforcer les structures nationales et régionales d'accompagnement dédiées. Plus fondamentalement, il convient d'initier le regroupement des forces coopératives afin de faire émerger un nouveau modèle économique.

 

Qu'est-ce que le Coopératisme ?

Le coopératisme constitue un système d'économie d'échange fondé sur le principe de libre association. Il s'appuie sur les coopératives, les mutuelles et autres associations à vocation économique et sociale. Plurielles et diverses, celles-ci sont capables de répondre à une panoplie de besoins sociaux et de s'adapter à la nécessaire conversion de nos appareils productifs à la circularité et à la fonctionnalité.
Le coopératisme pourrait ainsi devenir le cadre conceptuel approprié pour penser les interactions entre l'économie sociale et solidaire, l'économie du partage et de la fonctionnalité et l'économie circulaire. Plusieurs coopératives sont déjà pionnières dans la récupération et la transformation des produits d'usage. Désormais, l'enjeu est de les faire fonctionner en circuits locaux et de les relier en amont à des coopératives de financement et, en aval, à des coopératives de partage.

 

Investir dans le changement

La mise en place de ce modèle de développement requiert des investissements. Les banques coopératives ont naturellement un rôle décisif à jouer. Au Québec, le mouvement des Caisses Desjardins comptabilisait en 2011 plus de 400 millions de dollars de dons, de bourses et de commandites, prioritairement orientés vers les porteurs de projets coopératifs. Les coopératives d'épargne et de crédit françaises (Banque populaire, Caisses d'épargne, Crédit agricole et Crédit mutuel) ont-elles oublié leur vocation première ou sont-elles en train de la redécouvrir?

 

De même, plusieurs coopératives, bien installées dans le paysage économique français, pèsent plusieurs centaines de millions d'euros. Certaines manifestent déjà un sens développé de la solidarité. D'autres pourraient renforcer leur engagement social et environnemental en soutenant davantage les petits porteurs de projets coopératifs et en finançant des associations existantes menacées par la baisse des financements publics. Au-delà du rôle de la Banque publique d'investissement et les collectivités territoriales, ce sont bien les citoyens qui sont co-investisseurs de leur avenir.

 

En Ille-et-Vilaine, c'est la mobilisation de 700 d'entre eux qui a permis de lever 1,8 million d'euros pour construire le parc éolien coopératif Béganne. Les plate formes de financement participatif et les fonds d'investissement et d'épargne solidaires (y compris d'épargne salariale) sont opérationnels et permettent à un nombre croissant de projets coopératifs de voir le jour. Investir dans les sociétés coopératives ne relève pas simplement de la philanthropie ; c'est aussi un excellent calcul à moyen et long termes : plus pérennes que les autres structures économiques (63% d'entre elles survivent après 5 ans), les sociétés coopératives affichent un taux de rentabilité de 6,5 %.

 

Pour un renouveau coopératif

 

En dernière analyse, les grandes options socio-économiques qui s'offrent actuellement à nous ne sont pas nombreuses. La loi sur l'économie sociale et solidaire, adoptée le 21 juillet dernier, a instauré un cadre juridique et financier incitatif. L'enjeu est désormais de susciter une dynamique, un élan collectif. La capacité de s'unir, de travailler ensemble, en un mot de « coopérer », s'accorde à nos idéaux de fraternité et de justice sociale. L'ambition de faire participer chaque citoyen à un grand dessein de prospérité collective laisse entrevoir une éclaircie d'espoir dans le ciel de la morosité.

L’investissement coopératif révolutionnera-t-il la finance?

6 mai 2014

 


Des pratiques financières alternatives émergent et ouvrent de nouvelles perspectives. Ces pratiques, ce sont le crowdfunding, l’actionnariat éthique et l’épargne solidaire. D’une certaine manière, elles indiquent la direction du changement souhaitable. Peuvent-elles se développer et, demain, révolutionner la finance ?


Désintermédier la finance

 

De nombreuses plateformes dites de crowdfunding ont été créées sur Internet, permettant un accès universel à un grand nombre d’investisseurs pour un coût quasi nul (pour l’instant ?). Généralistes ou spécialisées (à l’image d’AppsFunder pour le développement d’applications mobiles1, elles se restructureront probablement à l’avenir autour de quelques grands opérateurs. Espérons que des plateformes européennes comme la toulousaine Wiseed, forte de ses 15 000 membres, feront partie des happy few2.

 

Ce mode de financement participatif « désintermédie » partiellement la finance : il la rend plus accessible à des non-professionnels et recrée du lien entre investisseurs et développeurs d’activités. A l’avenir, le crowdfunding servira de plus en plus à tester une idée, un projet, un produit, sur un panel de financeurs qui sont aussi de potentiels acheteurs et promoteurs.

S’il reste fidèle à son principe de base, c’est-à-dire investir à la fois par intérêt mais aussi par engagement, et qu’il parvient à rassembler davantage de personnes à l’avenir, le crowdfunding deviendra sans doute un puissant levier de transformation de la finance.

 

Déjà, le microcrédit, innovation financière née dans les pays pauvres et en quelque sorte « importée » en Europe pour combattre le chômage et l’exclusion, est un moyen de financement alternatif efficace dans un contexte d’inhibition du système bancaire, si toutefois son octroi fait l’objet d’un réel accompagnement3. Certains économistes comme Jacques Attali, estiment que cet outil a révolutionné la finance. Mais allons plus loin.

 

Mettre la finance au service de l’économie réelle et solidaire

 

Toutes les pistes d’investissement doivent être explorées pour financer le décollage de la nouvelle économie de la coopération, de la fonctionnalité et de la circularité. Si l’on s’accorde sur la nécessité de faire croître cette nouvelle économie génératrice d’emplois (100 000 créés chaque année) et d’une meilleure croissance (2%, soit deux fois la moyenne nationale), on doit pouvoir trouver les moyens de financer son essor.

 

Comment investir d’une façon cohérente entre la fin visée et les moyens employés ? L’actionnariat éthique offre un début de réponse. Il recouvre deux types de placement : les actions non cotées et les comptes à terme4. Les fonds d’investissement éthiques recherchent certes un retour financier, mais aussi un gain social et environnemental. La rémunération de ces fonds est généralement inférieure au taux moyen des marchés et le retour sur investissement est recherché davantage sur le moyen et le long terme.

 

L’investissement responsable peut également prendre la forme d’une épargne salariale solidaire : le Fond commun de placement d’entreprises solidaires et le Plan épargne entreprise ont été mis en place pour cela. Certains établissements financiers proposent des livrets ou des SICAV solidaires qui permettent d’orienter les fonds vers des projets à plus-value sociale et environnementale (éco-activités, services à la personne, recherche, éducation, logement social, insertion, commerce équitable…). C’est dans cet esprit que le Crédit coopératif propose un livret d’épargne nommé « Agir », dont la moitié des intérêts est reversée à une association ou une fondation choisie5 sous forme de don.

 

Le portail Finansol précise que « la part de l’épargne solidaire dans l’épargne financière des Français est de 0,12%, au 31 décembre 2012 […] Cette part est encore modeste ; elle croît néanmoins rapidement puisqu’elle a doublé en 3 ans»6.  On le voit, les marges de progression sont importantes. Pour autant, d’un point de vue prospectif, il apparaît clairement que si l’on parvenait à mieux orienter l’épargne des ménages vers l’économie coopérative, cette-dernière trouverait le levier d’Archimède de son développement.

 

La finance retrouvée

 

Aux antipodes du court-termisme destructeur des pratiques telles que le trading à haute fréquence, les pratiques financières nouvelles que sont le crowdfunding, l’actionnariat éthique et l’épargne solidaire, en assurant le transfert des capitaux épargnés vers la nouvelle économie, pourraient permettre à la finance de retrouver son utilité au service de la prospérité générale. Elles réconcilieraient ainsi la finance avec l’économie réelle et son ancrage social.

 

 

- Si vous estimez que l’investissement coopératif a le potentiel de révolutionner la finance :

 

Faire appel à un large public en demandant à chacun d’investir selon ses moyens des montants qui, réunis, peuvent devenir conséquents pour développer un projet, c’est suivre la logique du « plus forts ensemble », celle qui permit la construction de la statue de la Liberté au XIXe siècle7, celle qui manifeste l’utilité réelle de la finance pour rendre possible des entreprises que l’on ne pourrait pas réaliser avec ses fonds propres. Permettant un investissement socialement et écologiquement utile et responsable, ces instruments financiers coopératifs sont une révolution, dans le sens premier de « mouvement dont le point de retour coïncide avec le point de départ » : au départ, la finance était utile à la prospérité économique et sociale. Elle pourrait le redevenir. Cela dépend de nous, disait Épictète.

 

- Si vous croyez qu’il y a trop d’intérêts en jeu pour que la finance soit réformée :

 

Vous rêvez d’une économie solidaire où la finance retrouverait sa juste place. Hélas, le « plus jamais ça » de la crise des subprimes s’est mué, cinq ans après, en business as usual. Rien n’a changé. Pourquoi ? Parce que le système actuel, aussi instable et insoutenable soit-il, sert les intérêts d’une caste de financiers décomplexés qui considèrent, à l’instar de la Marquise de Pompadour, qu’« après nous, le déluge » ! La réforme du système financier est nécessaire, mais elle n’aura pas lieu. Les modes d’investissement coopératifs à plus-value sociale et environnementale resteront des outils financiers marginaux.

 

Notes

  1. « [Applications] La plateforme de crowdfunding AppsFunder débarque en France », Frenchweb.fr, Le magazine des professionnels du digital, www.frenchweb.fr, 27 nov. 2012 []
  2. Pauline Frot, « Financement des start-up : la plateforme de crowdfunding Wiseed a levé un million d’euros », La Tribune.fr, 22 mai 2013 []
  3. En France, il a permis la création de 57 000 emplois fin 2011 selon le Baromètre de la micro-finance, 3e édition, 2012. Plusieurs organismes comme l’Adie, le Crédit municipal de Paris, la Caisse des Dépôts à travers son Fonds de cohésion sociale, mais également certaines banques comme la Caisse d’épargne avec ses filiales Parcours Confiance et Créa-Sol et certaines associations et ONG comme Planet Finance, accordent des micro-prêts. []
  4. « Le premier type de placement offre la possibilité à l’investisseur d’acquérir des parts dans le capital d’un organisme solidaire. Il en devient ainsi associé (actionnaire ou sociétaire selon la structure juridique de l’organisme) et peut participer directement à la gestion et à l’orientation des fonds. […] De leur côté, les comptes d’épargne à terme permettent aux organismes solidaires de disposer de ressources pendant une durée limitée. En effet, l’argent peut y être immobilisé au minimum pendant douze à vingt-cinq mois, avec un taux de rémunération qui dépend de cette durée d’immobilisation », « Les outils de la finance solidaire », La finance pour tous, www.lafinancepourtous.com, déc. 2012 []
  5. www.credit-cooperatif.coop/particuliers/ Ce don donne droit à une réduction d’impôts. []
  6. « Plus d’un million de souscriptions à un produit d’épargne solidaire ! », Finansol, www.finansol.org, 2013 []
  7. Michel Nedmic, « La statue de la liberté financée par le crowdfunding », www.alloprod.com/la-statue-de-la-liberte-financee-par-le-crowdfunding, 30 août 2012. []

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