diplomatie


La coopération internationale, malgré les turbulences que lui infligent les populistes et les potentats, est un marqueur de civilisation ainsi qu'un vecteur de paix et de prospérité. Je m'inscris dans une école de pensée qui considère que les échanges entre les États, la diplomatie, le multilatéralisme, l'action et le renforcement des organisations internationales et des ONG doivent être préservés, encouragés et approfondis. J'agis également pour que les enjeux internationaux, qui me passionnent et qui ont été au cœur de ma formation, soient mieux connus de tous. J'interviens ainsi au travers de conférences, de cours, d'articles et de visites d'institutions pour partager ma compréhension de l'environnement international, avec un mot clef : l'anticipation, dans l'optique de prévenir les crises et les conflits. Je suis également très attaché à la Défense européenne et à la sécurité collective.

Mieux vivre ensemble dans les villes

Animation d'une table-ronde à l’Unesco (16/05/2019)

Des exemples inspirants et concrets pour améliorer le vivre-ensemble dans nos villes ont été détaillés lors de la table-ronde que j'ai eu le plaisir d'animer à l'UNESCO le 16 mai, journée internationale du vivre ensemble en paix. M. Roland Ries, maire de Strasbourg, Mme Jana Hansjürgen, cheffe de la diversité à la ville de Düsseldorf ainsi que M. Hamid Demmou, président de l'ONG AISA et M. Gaspard Ndjock, artiste pluridisciplinaire, composaient le panel. Merci aux délégations permanentes du Canada et de l'Algérie, ainsi qu'à l'Observatoire international des maires sur le vivre-ensemble d'avoir organisé cet événement et d'avoir fait appel à moi ! La table ronde a mis en évidence les initiatives menées par les acteurs sociaux du vivre-ensemble et contribué à la préparation du Sommet des Maires du Vivre ensemble de Düsseldorf en août-septembre 2019.


Prévenir la prolifération nucléaire

Visite du siège de l'ONU à Vienne (08/2018)

J'ai eu l'occasion de visiter en août 2018 le siège viennois de l'ONU qui abrite notamment l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Cette agence indépendante établie en 1957 agit dans trois sphères complémentaires : le développement des usages civils et pacifiques des technologies nucléaires ; la sûreté et la sécurité des installations nucléaires et enfin la non-prolifération des armes atomiques dans le monde. Face au risque de course aux armements, il importe aujourd'hui d'établir des protocoles stricts, de faire respecter le Traité de non prolifération (TNP) et de prévenir les menaces de terrorisme nucléaire. Pour ce qui est des usages civils, la question du traitement des matériaux nucléaires usagés nécessite, pour l'avenir à long terme des filières (santé, électricité...), des politiques publiques prévoyantes des coûts et des risques. 


Le rôle de la francophonie pour la paix et la sécurité

Conférence internationale à Ottawa avec Hervé Ladsous (11/05/2018)

A l'invitation de l'ambassadeur Ferry de Kerckhove, je suis intervenu à la conférence internationale intitulée Francophonie, prévention des conflits et sécurité humaine qui s'est déroulée à Ottawa, capitale du Canada, les 9, 10 et 11 mai 2018. Cette conférence avait pour objectif de tracer une feuille de route pour la paix, douze ans après l'adoption par les chefs d'Etats de la Francophonie, de la déclaration de Saint-Boniface. J'ai ainsi été sollicité pour mener un entretien, en séance plénière de clôture, avec M. Hervé Ladsous, ancien Secrétaire général adjoint de l'ONU et conseiller spécial de la Secrétaire générale de la Francophonie.

 


Les métiers de la défense et de la sécurité internationale

Intervention aux "Jeudis de la Réussite" à Sciences Po Aix (22/02/2018)

Sciences Po Aix organise des rendez-vous thématiques qui réunissent étudiants et diplômés. L’objectif de ces rencontres est de permettre aux étudiants d’échanger avec leurs aînés pour construire leur projet professionnel, étendre leur réseau mais aussi prendre conscience de l’ampleur des débouchés possibles de leur formation pluridisciplinaire. Le 22 février 2018, j'ai été invité à témoigner à la quatrième édition des Jeudis de la Réussite consacrée aux « métiers de la défense et la sécurité internationale », aux côté de Laurent Borzillo, dirigeant de la société Dialogue de Sécurité Franco-Allemand, SLT Clémentine de l’École de l’air et Mathilde Delepaut, responsable commerciale export au sein du groupe Safran.


J'ai notamment évoqué le rôle de l'Institut Prospective et Sécurité en Europe, qui est un laboratoire d'idées, un centre de réflexion auquel je suis rattaché en tant qu'expert associé depuis 2014 et en tant que chercheur associé depuis 2016. J'ai la chance de participer régulièrement à des colloques, d'intervenir à des débats et de contribuer à des publications. Pour suivre nos activités, vous pouvez consultez la page de l'Institut et son fil d'actualité twitter : @InstitutIPSE


Panmunjom, un étonnant village entre les deux Corées

mon article dans La Croix (09/01/2018)

Les délégations de la Corée du Nord et de la Corée du Sud se rencontrent mardi 9 janvier à Panmunjom, un village transfrontalier figé dans le temps, situé au cœur de la « Zone démilitarisée » longeant le 38e parallèle. Une telle rencontre entre les deux voisins coréens n’avait pas eu lieu depuis décembre 2015. La « Zone démilitarisée » (« DeMilitarized Zone ») entre les deux Corées matérialise physiquement la partition de la péninsule coréenne depuis 65 ans. Cette cicatrice, longue de 249,4 kilomètres, symbolise un monde figé, celui de la Guerre froide, qui se poursuit en Asie et dont les secousses font encore trembler le monde. Dans le village de Panmunjom, situé au cœur de la Zone démilitarisée, les délégations des deux Corées se réunissent ce 9 janvier, par la grâce de l’esprit olympique.


L’Union européenne réaffirme sa diplomatie d’ouverture

mon article dans La Croix (03/01/2018)

La cheffe de la diplomatie européenne promeut une politique internationale antinomique de celle du président américain. Frederica Mogherini, en visite à La Havane mercredi 3 et jeudi 4 janvier, a rassuré ses interlocuteurs cubains sur le maintien de l’attitude d’ouverture européenne. Cette « relation forte entre l’UE et Cuba », réaffirmée par la cheffe du Service européen pour l’action extérieure, s’appuie sur une position commune des États membres de l’UE. « Nous développerons l’accord de dialogue politique et de coopération avec Cuba, et nous investirons dans des relations socio-économiques plus approfondies avec les pays d’Amérique latine et des Caraïbes », indique en effet la Stratégie globale pour la politique étrangère et de sécurité de l’Union européenne.


La partie d’échecs saoudienne tourne mal

Mon article dans La Croix (28/12/2017)

Sur le papier, les championnats mondiaux d’échecs rapides qui se déroulent jusqu’au 30 décembre à Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, avaient tout pour être un signe de plus de « l’ouverture sur le monde » du pays. Afin que ce « tournoi Salmane » ait lieu, l’État saoudien avait même fait fi des réserves des plus hautes autorités religieuses du pays, qui considèrent les échecs comme un « genre d’amusement interdit, car il détourne les gens d’Allah », et « une forme de jeu (d’argent) et une perte de temps ».Mais après avoir autorisé dernièrement les femmes saoudiennes à conduire, et annoncé la prochaine ouverture de salles de cinéma, jusque-là interdites, dans le pays, le prince héritier Mohammed Ben-Salmane avait tout juste. Mais pour l’heure, cette communication est… un échec.


Le Pakistan commémore l’assassinat de Benazir Bhutto

mon article dans La Croix (27/12/2017)

L’assassinat de l’ex-première ministre, revendiqué par Al-Qaida, a marqué l’histoire du Pakistan. Celle qui fut la première et l’unique femme à occuper la fonction de premier ministre au Pakistan, (1988-1990 et 1993-1996) était une figure du féminisme et de la modernité. Cette aristocrate, diplômée d’Oxford et Harvard, cheffe du parti pakistanais du peuple (Pakistan Peoples Party, PPP), créé par son père Zulfikar Al Butto, était loin de faire l’unanimité au Pakistan. Louée comme martyre de la démocratie par les uns, rejetée comme riche héritière d’un pouvoir féodal par les autres, déstabilisée par des accusations de corruption, cette femme politique importante reste controversée dix ans après sa mort. Reste que sa carrière et son legs politique ont influencé un grand nombre d’activistes au Pakistan, comme la jeune Malala Yousafzai, récompensée par le prix Nobel de la paix.


Odebrecht : quand la corruption gangrène l’Amérique latine

mon article dans La Croix (21/12/2017)

L’entreprise Odebrecht a mis en place un vaste système de corruption dont les ramifications s’étendent à plusieurs pays latino-américains. Le géant brésilien du bâtiment et des travaux publics était autrefois le symbole de l’ascension économique du Brésil, avec des réalisations phares tels l’aéroport Simon Bolivar à Caracas, l’autoroute Grand Parkway au Texas ou encore la rénovation du stade Maracana à Rio. Pour décrocher de gros contrats, cette multinationale a gangrené plusieurs économies d’Amérique latine. L’affaire a éclaté en juin 2015, lorsque Marcelo Odebrecht, le PDG de l’entreprise familiale, a été arrêté dans le cadre de l’opération « Lavage-express ». Cette gigantesque enquête contre la corruption a révélé un système de versement de dessous-de-table pour l’accaparement de marchés publics.


Le nouvel espace interculturel mondial

synthèse de la conférence de Jean-Louis Roy à Montréal (10/07/2016)


Jean-Louis Roy, président de Partenariat International, a donné à l'Université de Montréal le 10 juillet 2016 une formidable conférence sur le nouvel espace interculturel mondial au XXIe siècle. Entre héritages universels à conserver et à méditer (sagesses, unité du vivant), grandes figures (Mandela, Gandhi, Senghor…) desquelles s’inspirer et forces du changement à accompagner, Jean-Louis Roy a peint la fresque fascinante d’un monde nouveau, celui de l’extrême mobilité (5 milliards de personnes ont franchi les frontières de leur pays en 2015), du basculement de la richesse vers l’Asie (100 milliards de transfert de capitaux par an pendant 20 ans ont fait de la Chine la première puissance économique mondiale ; 600 millions d'Asiatiques ont été extirpés de la pauvreté dans le même temps), de l’arrivée d’Internet (40% de la pop mondiale y a accès) et des bouleversements dans les façons de travailler (bientôt la robotisation…).

Une planète en héritage

Notre environnement est mis à l’épreuve. En Afrique, on assiste par exemple à la disparition du Lac Tchad. L’être humain, pour son progrès, a d’abord exploité sa propre énergie corporelle et celle des animaux, puis l’énergie de la vapeur (eau et charbon) et celle de la combustion des ressources fossiles (pétrole et gaz). Demain, souhaitons-le, les énergies renouvelables (vent, soleil, terre, mer…) deviendront majoritaires. La croissance de la Chine et de l’Asie a également pesé sur ces ressources, en Afrique et en Amérique latine notamment où l’Empire du Milieu est allé les prélever… D’immenses défis nous attendent pour préserver les écosystèmes et de rétablir ceux qui sont fragilisés, pour que l’eau reste potable, que les villes de demain soient hygiéniques, salubres, respirables. Mais des initiatives nous donnent espoir. A la COP 21, trois forces de changement se sont alignées pour parvenir à un accord global : les scientifiques, les gouvernements et les sociétés civiles (y compris les forces économiques).

 

Accueillir l’altérité

Aujourd’hui, l’autre, le différent, devient notre voisin immédiat. Des métissages s’opèrent, d’êtres humains, de cultures diverses. Les préjugés liés à la différence doivent être combattus dès l’école. Jean-Louis Roy l’affirme : nous sommes en crise, hors de l’humanité, quand nous rejetons la diversité. Toutes les civilisations (perse, arabe, grecque, chinoise…) ont contribué à faire avancer les sciences telles que les mathématiques, l’astronomie, la physique, la chimie…

 

Bouleversements géoculturels

La carte culturelle du monde évolue. Certains pays, autrefois invisibles sur cette carte faute de moyens, disposent à présent de capacités pour soutenir, développer et rendre visible mondialement leur culture. Le cinéma nigérian prend à cet égard beaucoup d’envergure. Les festivals du 7e Art fleurissent en Indonésie, en Inde, à Hong-Kong, à Shanghai, de même que les biennales d’art (les collectionneurs milliardaires sont désormais en Chine). Les grands rendez-vous culturels mondiaux ont lieu partout dans le monde et plus seulement en Occident. L’Internet nous donne accès un contenu culturel très varié, et c’est une chance. La télévision, aujourd’hui, reflète mieux la diversité linguistique et conceptuelle du monde. Aux chaînes anglo-saxonnes dominantes, il faut ajouter des chaînes sinophones (CCTV), arabophones (Al Jazeera), francophones (TV5, France 24…), hispanophones et lusophones (Tele Sur).

 

Nouveau paradigme

Au XXIe siècle, nous devons nous attendre à une remise en cause des normes et des univers connus, peut-être même à un éclatement et une recomposition des systèmes normatifs et de valeurs, ce qui ne se fera pas sans heurts. Le défi est de faire cohabiter les héritages spirituels et culturels de la famille humaine. Le droit international, notamment, devra inclure des traditions juridiques différentes.

 

En bref, « le monde entier est en plein travail d’enfantement », pour JLR (citant Virginia Woolf). Le changement est possible, mais il prend du temps, de l’engagement, de la mobilisation, du courage. Figure de la lutte contre la ségrégation raciale aux États-Unis, Rosa Parks a défié plusieurs fois l’interdiction de s’asseoir à la place des blancs dans les bus et a subi de nombreux outrages avant que son combat de justice ait un impact sur les lois iniques de son pays. Son combat, ainsi que celui de milliers d’autres à travers le monde, nous inspire et nous motive. Merci Jean-Louis Roy pour cette conférence inspirante !

En Écosse, les indépendantistes se cherchent des alliés

Mon article pour Radio-Canada (06/05/2016)

Il y a 20 mois, les Écossais ont rejeté par référendum le projet d'indépendance. Depuis, la popularité croissante de Nicola Sturgeon (photo ci-contre) incite certains observateurs à croire qu'une nouvelle campagne référendaire pourrait être lancée.

D'autres analystes considèrent à l'inverse que cette récente victoire en demi-teinte pourrait refroidir les revendications indépendantistes du SNP, à moins que le Royaume-Uni décide de sortir de l'Union européenne suite au référendum du 23 juin prochain. Rappelons que nombre d'indépendantistes écossais revendiquent leur appartenance à l'Union européenne.


L'intérêt de la prospective pour la prévention des conflits

ma Contribution à l'ouvrage collectif "Les lois de la guerre" (01/2016)

 

Un ouvrage auquel j'ai contribué par l'écriture du chapitre sur l'intérêt de la prospective pour la prévention des conflits.

 

Retrouvez également les chapitres de Frédéric Ramel ("penser la guerre dans le nouveau siècle politique"), de Vincent Desporte ("de la guerre rêvée à la guerre réelle") ou encore de Jean-Baptiste Jeangène-Vilmer ("le droit international humanitaire à l’épreuve de l’élimination ciblée par drones armés").

 

Exploration du multilatéralisme

Mission d'étude aux Nations Unies (10/2015)

EN OCTOBRE 2015, J'AI ORGANISÉ ET SUPERVISÉ AVEC M. SERGE MALAISON UNE MISSION À NEW-YORK FOCALISÉE SUR LE MAINTIEN DE LA PAIX, LE MULTILATÉRALISME, LA DIVERSITÉ LINGUISTIQUE ET CULTURELLE, AINSI QUE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE.

 

J'ai encadré un groupe de plus de 50 administrateurs publics (analystes et gestionnaires) de haut niveau, candidats à la maîtrise et au doctorat de l’École nationale d'administration publique. Grâce à l'activisme que nous avons déployé avec Serge Malaison les semaines précédant la mission, nous avons été reçus à l'ONU, à la Mission permanente du Canada auprès des Nations-Unies, à la Délégation générale du Québec à New-York, au bureau du Programme alimentaire mondial ainsi qu'à la Représentation permanente de l'Organisation internationale de la Francophonie auprès des Nations Unies.  Ce fut une chance d'avoir été accompagné par l'ancien ministre d’État M. Rémy Trudel et par la directrice du GERFI, ex-cheffe du protocole de l'Assemblée nationale du Québec, Mme Juliette Champagne.


Les ressorts de l'attractivité universitaire

Mission d'étude à Harvard (06/2015)

De retour de mission à Harvard (juin 2015), j'expose ici les facteurs qui expliquent selon moi le succès de cette prestigieuse institution universitaire :

 

- un environnement interdisciplinaire au sein duquel les 27 000 étudiants choisissent « à la carte » parmi 900 cours proposés par dix facultés dans toutes les disciplines (des sciences du gouvernement à la biologie et la médecine en passant par la sociologie, l’histoire, l’économie, l’anthropologie...). On retrouve ce modèle qui encourage les étudiants à choisir d’autres matières que leur spécialité (et donc à les former comme citoyens autant que comme professionnels) à l’Ecole normale supérieure en France et dans certains Instituts d’Études politiques ;

- des classes de 10 à 25 personnes extrêmement dynamiques, basées sur une approche pédagogique interactive où l’échange, la stimulation et le respect mutuel, ainsi que la disponibilité totale des quelques 2900 professeurs, donnent les meilleurs résultats ;

- des centres de recherche nombreux et attractifs qui stimulent la réflexion, produisent une recherche de qualité mondiale, rayonnent sur la sphère publique et privée et distinguent plus de 45 prix Nobel (et autant de Pulitzer) ;

- Un campus agréable, arboré, doté de toutes les facilités, de bibliothèques présentant quinze millions de références, riche de monuments historiques, proche de l’une des villes les plus exceptionnelles d’Amérique du Nord (Boston), de ses entreprises et ses start-up, bien desservi par les transports ;

- un sentiment d’appartenance et une culture commune nourris par la fierté de faire partie d'une Université plus de trois fois et demie centenaire et par l'activité culturelle et sportive de clubs étudiants parfois très élitistes ;

- un budget astronomique de 36 milliards US$ (plus que le PIB de la Côte d’Ivoire !), alimenté par les frais de scolarité (comptez 50 000 US$ /an) mitigé par des bourses, en sus de subventions fédérales, et, épisodiquement, de chèques d’anciens étudiants bienfaiteurs ;

- une sélection drastique des meilleurs pousses américaines (+ 8,5% d’étrangers parfaitement anglophones en provenance de 132 pays), appelées pour certaines à devenir des chefs d'Etat (8 anciens présidents américains figurent au tableau d'honneur havardien, ainsi que des présidents étrangers comme Jacques Chirac), des chefs d'entreprises, des chercheurs, de hauts fonctionnaires...

 

La France cherche également à attirer les meilleurs étudiants du monde, ainsi que les travailleurs qualifiés et les investisseurs. L'agence publique Business France a ainsi mis en place une plateforme web (Welcome in France) destinée à faciliter les démarches de ces "talents". L'autre agence publique compétente pour ce qui est des étudiants étrangers, à savoir Campus France, estime que notre pays est la 3e destination mondiale d'études universitaires

une université qui, malgré la compétition internationale croissante, a encore de beaux jours devant elle...


La recomposition géopolitique du monde

mon Séminaire au Centre d'études diplomatiques et internationales d'Haïti (04/2015)

La géopolitique est une véritable boîte à outils pluridisciplinaire permettant de mieux appréhender les enjeux conflictuels sur les territoires. Expert associé à l'Institut prospective et sécurité, je m'intéresse particulièrement aux questions de diplomatie, de Défense, de prospective, de prévention des conflits et de la radicalisation menant à la violence, ce qui m'amène à écrire des articles et à m'exprimer lors de conférences.

 

A l'invitation du professeur Camille Édouard (devenu ministre de la Sécurité publique), j'ai eu le plaisir d'animer en avril 2015 un séminaire de géopolitique au Centre d'études diplomatiques et internationales d'Haïti. Ce condensé de 25 heures de cours a présenté la synthèse de mes travaux en matière de géopolitique, de prospective, de prévention des conflits, de résilience et d'économie coopérative.

 

Ce fut l'occasion de débattre notamment de la place d'Haïti dans la Francophonie et les relations internationales, d'aborder les défis de la gouvernance (locale et mondiale), de l'anticipation et de la prévention des conflits dans l'espace francophone, mais aussi des aspects positifs et négatifs de la gestion de crises et des priorités de politique internationale au XXIe siècle.

 

Les Haïtiens ont un sens remarquable de l'hospitalité et j'ai pu constater que la nouvelle génération, plurilingue et bien formée, dispose de nombreux atouts pour faire réussir le pays.

 

L'intégration d'Haïti à un grand marché équitable francophone permettrait de valoriser ses productions et ses œuvres artistiques.


La Défense de l'Europe par elle-même

ma tribune dans la Revue Défense nationale (12/2014)

J'ai travaillé à la Représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne aux côtés du représentant de la France auprès des comités militaires de l'UE et de l'OTAN en 2009 - 2010, au moment de l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Cette expérience au cœur de la politique de sécurité et de Défense commune m'a permis d'acquérir une vision de ce que devrait être la Défense européenne. A la veille du conseil européen de décembre 2014 consacré aux questions de Défense, la Revue Défense Nationale m'a fait l'honneur de publier mon article "La Défense de l'Europe par elle-même". Cette tribune a été diffusée, sous une forme légèrement différente, par l'Institut européen des relations internationales

Le Secret du roi : les accointances du pouvoir avec le secret

Ma Contribution à l'ouvrage collectif "Les Secrets du droit" (2014)

 

Notre société du visible, de la "transparence", exige de tout voir et tout montrer, sans délai, au risque de confondre espaces privés et espaces publics.  Parce qu'on l'accusait de dissimuler les abus, de servir l'arbitraire, de diviser les hommes entre initiés et profanes, le secret a été condamné comme contraire au pacte démocratique. Pourtant, c'est aussi au nom de la liberté que, face à une transparence érigée en dogme totalitaire, certains revendiquent l'éloge du secret.

 

Je contribue à cet ouvrage avec le chapitre Le Secret du Roi, l'un des premiers services de renseignement modernes, à l'époque de Louis XV. Cet exemple permet de toucher à des notions anciennes de confidentialité diplomatico-militaire.

 

Collection des Presses Universitaires de Sceaux.  

 

Qu'était-ce que le Secret du roi ?

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Un service de renseignement et un canal diplomatique parallèle utilisé par Louis XV pour influer sur la politique européenne, notamment dans le cadre de la succession du trône de Pologne, d'un rapprochement avec la Russie et d'une tentative d'invasion de la Grande Bretagne. Cet organe se révélera d'une efficacité toute relative mais son existence même dément la thèse de l'absolutisme royal, y compris dans le domaine réservé que constitue la politique étrangère. J'ai eu l'occasion d'en parler au colloque Les Secrets du droit à Sceaux en 2013. 


Quel rôle pour l’OCDE dans la gouvernance mondiale ?

Animation d'une conférence à sciences po Paris (27/05/2014)

Madame Pascale Andréani, ex-Conseillère pour les affaires européennes du Président de la République française, ex-Porte-parole du Quai d’Orsay, actuelle Représentante permanente de la France auprès de l’OCDE, s’est exprimée au sujet du rôle de l’OCDE dans la gouvernance mondiale, lors d’une conférence que j'ai animé à Sciences Po Paris le 27 mai 2014.

 

Ce fut l’occasion de rappeler l’histoire de cette organisation internationale fondée en 1960 sur la base d’un accord entre 18 pays européens, les États-Unis et le Canada. A la fois forum intergouvernemental sur les questions économiques, sociales et environnementales et centre d’élaboration de rapports et de recommandations, l’OCDE organise un échange de bonnes pratiques entre ses 34 pays membres.

 

De l’Amérique du Nord et du Sud à l’Europe, en passant par la région Asie-Pacifique, l’OCDE regroupe les pays les plus avancés, mais aussi quelques pays émergents comme le Mexique, le Chili et la Turquie. A l’avenir, des géants tels que la Chine, l’Inde et le Brésil pourraient à leur tour intégrer cette organisation, que l’on pourrait transformer en un forum élargi de gouvernance économique mondiale.