Une relation culturelle

la poésie québécoise sous le feu des projecteurs

Les poètes québécois étaient à l'honneur au 36e Marché de la poésie de Paris, du 6 au 10 juin 2018. Sur la place Saint-Sulpice, les kiosques des maisons d'édition présentaient les œuvres d'une dizaine d'entre eux (Louise Dupré, Nicole Brossard, Claude Beausoleil...).

A signaler, "Le temps du paysage" (Druide), récit méditatif de la poétesse Helène Dorion (photo ci-contre à droite), convie le lecteur à la contemplation et à la transformation intérieure. Hélène Dorion a écrit plus de trente livres (récits, poésie, essais, album jeunesse), qui ont été traduits et publiés dans une quinzaine de pays. De surcroît, l'académicien Dany Laferrière a été la vedette d'une discussion passionnante sur la culture et la poésie québécoise, dont il a lu de larges extraits en public. En somme, ce marché de la poésie a offert une belle vitrine aux poètes et écrivains québécois, dont certains étaient représentés en France par la talentueuse Jo-Ann Champagne, figure de proue de Québec Editions en France. Frédérique Filatrault (au centre de l'image) représentait pour sa part la Fédération France-Québec / francophonie.

Le prix littéraire Marie-Claire Blais

Depuis 2005, le Prix littéraire Québec-France récompense un auteur français pour son premier roman. Sous la responsabilité du Réseau Québec-France, le prix littéraire est organisé sous le parrainage de l’auteure québécoise Marie-Claire Blais. 

La sélection des lauréats

 

Sur référence du Festival du premier roman de Laval (en France), trois finalistes sont élus par un jury qualifié, composé de Christine Otis, doctorante en études littéraires à l’Université Laval, Catherine Catta, passionnée de littérature, et André Ducharme, journaliste et écrivain. La décision finale appartient aux comités de lecture des 15 Associations régionales de Québec-France qui réunissent près de 150 passionnés de littérature à travers le Québec. Depuis 2011, le lauréat est révélé au Salon International du livre de Québec au mois d’avril. Le lauréat remporte une bourse de 2 000 $, associée à une tournée promotionnelle à travers le Québec, lui permettant ainsi d’aller à la rencontre de ses lecteurs. 


Photo de Jill Glessing
Photo de Jill Glessing

 

L'auteure Marie-Claire Blais

 

Depuis le début de l’aventure, Marie-Claire Blais, auteure emblématique de la littérature québécoise, est la marraine du Prix littéraire Québec-France. En 2014, à l'occasion du 10e anniversaire du Prix, l'auteure a accepté de se joindre aux festivités.

 

Pour remercier l'auteure de son implication au sein du Prix et également lui témoigner de toute la sympathie de ses lecteurs, plusieurs manifestations ont été organisées. Voir le site du Réseau Québec-France

La musique comme trait d'union

l'Orchestre symphonique de Montréal

L'OSM représente à mes yeux l'excellence québécoise ouverte sur le monde ! L'ensemble, dirigé par un perfectionniste venu du Soleil Levant, maestro Kent Nagano, n'hésite pas à sortir de ses murs de bois clair à l'acoustique remarquable, la Maison symphonique - pour donner des concerts dans la ville, notamment dans le métro ou le stade olympique, et à sortir des frontières du pays pour effectuer des tournées américaines et mondiales. J'apprécie particulièrement les efforts de l'OSM de se rapprocher du public jeune voire très jeune, à travers des concerts dédiés, des tarifs attractifs et des événements exclusifs. C'est ainsi que j'ai eu la chance en 2014 d'être l'un des jeunes ambassadeurs de l'OSM.


L'orchestre philharmonique des musiciens de Montréal

L’OPMEM réunit de jeunes musiciens talentueux et passionnés issus des meilleures institutions d’enseignement en musique du Grand Montréal. J'ai l'honneur de siéger à son conseil d'administration. Le 4 décembre 2016, l'OPMEM a offert une prestation au Complexe Desjardins dont j'ai assuré l'animation. L'occasion d'interpréter de magnifiques pièces du répertoire de Noël, de faire deviner aux enfants les instruments par grandes familles (cordes, bois, cuivres, percussions) représentés dans l'ensemble et de leur faire passer le message que l'harmonie naît du jeu collectif. Un moment festif et convivial que je garde précieusement en mémoire !

 


Concert hommage à Félix Leclerc

Né en 1914, Félix Leclerc, grand chansonnier, poète et dramaturge, a marqué l’identité collective des Québécois a ce point qu’il a été désigné « Personnage historique du Québec ».  Son histoire personnelle est aussi liée à celle de la France. En 1950, l’impresario parisien Jacques Canetti, directeur artistique des Disques Philips, le découvre lors d’une audition à Montréal. Il lui fait enregistrer ses premières chansons et organise une série de spectacles à Paris, suivie d’une tournée dans le pays. Devenu une vedette en France, le chansonnier retourne au Québec en 1953 et partage alors sa carrière musicale entre sa terre natale et l’Europe francophone.

 

À l’occasion du centenaire de la naissance de ce grand défenseur du Québec et de la langue française, la Délégation générale du Québec à Paris et la Bibliothèque nationale de France ont organisé un concert événement le 19 juin 2014 dans le Grand Auditorium du site François Mitterrand. Se sont produits six jeunes artistes (Albin de la Simone, 3 Minutes sur Mer, Jipé Dalpé, Vincha, Benoit Doremus et Ivy) qui ont revisité les chansons de Félix à leur manière. J'ai assisté à ce concert et j’ai été particulièrement emballé par la performance de 3 minutes sur Mer qui a repris le titre "La mort de l'ours". Félix Leclerc aurait certainement été touché par l'hommage de ces jeunes artistes.

Parallèlement, la Bibliothèque nationale de France a organisé dans ses locaux une exposition d'archives retraçant les tournées françaises de l'artiste aux cent cinquante chansons originales.  Lien vers le site de la BNF


La Belle province séduit les étudiants français

Mon article dans L'Express

Retrouvez mes 5 conseils pour étudier au Québec dans le nouveau numéro de L'Express Réussir consacré au Canada (pages 72 et 73). Vous y lirez notamment les témoignages d'Hind Tennia, d'Isabelle Jalliffier-Verne de Marie-Astrid Berry et d'Arthur de Lembeye qui ont étudié au Québec. Bravo à Valérie Lion, rédactrice en chef adjointe, et aux autres contributeurs, pour cette somme d'informations et d'analyses précieuse sur la mobilité, le monde professionnel, les études, les réseaux et la culture outre Atlantique ! 🍁 ⚜

 

5, 4, 3, 2, 1... Partez !

 

Chaque année, ils sont 10 000 à 15 000 à franchir le pas. La Belle province séduit les étudiants français par son environnement nord-américain, sa qualité d’enseignement et sa convivialité. Mais avant de foncer, posez-vous les bonnes questions.

 

1. Échange ou cursus complet ?

Un échange, souvent court (un semestre, un an), n’engendre pas de frais universitaires autres que ceux acquittés auprès de votre université d’origine. La liste des possibilités d'échanges est à consulter sur le site du Bureau de coopération universitaire (échanges-étudiants.bci-qc.ca). Hind Tennia, étudiante en droit partie un an à l'université de Montréal a fait ce choix. « Cet échange en fin de licence a été une formidable expérience et un argument fort pour entrer ensuite en master 2 de droit public international à Panthéon-Sorbonne », assure-t-elle. Seul bémol, un échange ne confère pas de diplôme québécois mais un simple relevé de notes. Par ailleurs, tous les établissements français d’enseignement supérieur ne proposent pas de programmes d’échange avec le Québec. Renseignez-vous auprès du service des relations internationales de votre établissement. Si vous choisissez d’effectuer un cursus complet, vous obtenez un diplôme local, ainsi que des facilités d’immigration : l'accès à un premier permis de travail d'une durée égale à la durée des études. « Si vous voulez découvrir en profondeur une autre culture et tomber en amour avec le pays, mieux vaut ne pas se contenter d’un échange », juge Isabelle Jalliffier-Verne, qui a quitté le sud de la France pour effectuer l'intégralité de son cursus en génie civil à Polytechnique Montréal jusqu’au doctorat. Ce genre de parcours est conseillé à ceux qui visent les professions dites réglementées par des ordres professionnels au Québec.

 

2. Licence, master ou doctorat ?
Commencer ses études au Québec (où « licence » se dit « baccalauréat ») est l’option qui a séduit Arthur de Lembeye. « À la fin de mes études secondaires, après une année de prépa commerciale, j’ai voulu découvrir un autre pays. Grâce au système d’équivalence entre la France et le Québec, j’ai intégré sur dossier HEC Montréal directement en deuxième année », explique-t-il.

 

… La suite dans L'Express !