Le Centre de la francophonie des Amériques


Forum des jeunes ambassadeurs de la Francophonie des Amériques 2016
Forum des jeunes ambassadeurs de la Francophonie des Amériques 2016

 

Plus de 33 millions de personnes parlent le français en Amérique, dont 11 millions aux États-Unis, 9,7 millions dans les Caraïbes et 9,6 millions au Canada. Au total, il y a environ 275 millions de francophones à travers le monde.

 

Les francophones et francophiles sont souvent à la recherche d’expériences de mobilité et de rencontre. Dans cet esprit, le Centre de la francophonie des Amériques, dont le siège est à Québec, a pour mission de favoriser les échanges, les partenariats et le développement de réseaux francophones. Il soutient des projets structurants liés aux enjeux de société et diffuse de l’information liée à la francophonie. Son rôle est à mon avis indispensable pour l’avenir de la francophonie dans les Amériques. 

 Avec le Président-directeur-général du Centre de la Francophonie des Amériques, M. Denis Desgagné


dix ans d'action au service des francophones d'Amérique

Le Réseau des villes francophones et francophiles


90 villes d'Amérique ont décidé de mettre en valeur leur identité francophone et francophile en se regroupant en réseau. 

 

Le lancement de ce projet a eu lieu le soir du 29 octobre 2015 au grand salon du Centre Vidéotron de Québec. Durant toute la soirée, j'ai rencontré des francophones venus du Québec, de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick, du Manitoba, de la Saskatchewan, du Vermont, des Caraïbes et de la Louisiane. Certains d’entre eux m’ont fortement marqué par leur détermination à défendre leur culture et à parler notre langue en contexte très minoritaire. 33 millions de locuteurs du français vivent en Amérique.

 

Le réseau poursuit 4 grands objectifs :

 

1. Mettre en valeur la richesse et la vitalité du patrimoine francophone ;

2. Valoriser les milieux culturels francophones et francophiles ;

3. Développer des alliances économiques et stratégiques ;

4. Promouvoir les attraits touristiques des villes membres sur la scène internationale.

 

 

Bravo aux maires des trois villes fondatrices : M. Régis Labeaume, maire de Québec, M. Joey Durel, maire de Lafayette, et M. George Leblanc, maire de Moncton et au Centre de la francophonie des Amériques pour cette  initiative!


Réunis à Montréal, les maires francophones font le Paris du climat et des JO 2024


Parallèlement au XIIe Congrès Metropolis a lieu la 37e assemblée générale de l’Association internationale des maires francophones. Créée en 1979, l’AIMF est présidée par Anne Hidalgo. Plus de 350 élus locaux, experts et partenaires étaient présents à Montréal la semaine dernière pour célébrer le pouvoir des villes, ces « gouvernements de proximité » pourvoyeurs de solutions locales.

 

Les maires ayant le français en partage réaffirment leur attachement à l’Accord de Paris, soutiennent la capitale française dans sa quête olympique et reconnaissent le rôle positif des femmes pour le développement des territoires. Ils déplorent l’emprisonnement du maire de Dakar, Khalifa Sall, dissident de la majorité au pouvoir et probable candidat à la présidentielle de 2019 au Sénégal, écroué pour détournement présumé de fonds publics ; une arrestation qui viserait, selon ses avocats, à l’écarter du processus électoral.

 

 

Des partenariats stratégiques

 

 

Grâce à ses partenariats renforcés avec l’Union européenne et à la fondation Bill et Melinda Gates, l’AIMF est en mesure de financer davantage de projets pour améliorer les conditions de vie des populations locales, en particulier les services urbains clés dans les secteurs sociaux.  

 

Le désœuvrement des jeunes, la radicalisation et la montée des tentations extrémistes préoccupent les maires. L’Organisation internationale de la Francophonie, qui a lancé le mouvement Libres Ensemble pour promouvoir la paix, la diversité et le vivre ensemble, compte mettre prochainement sur pied un Réseau francophone de prévention de la radicalisation, de l’extrémisme violent et du terrorisme.

 

L’AIMF et la Francophonie misent sur les femmes, à l’honneur de cette 37e assemblée générale, pour encourager le changement et les initiatives fédératrices à l’échelle locale. Les élus locaux manifestent leur volonté de renforcer l’action territoriale des femmes et leur implication dans la prise de décision, afin que les villes soient mieux gérées. Un plaidoyer vibrant que la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean et la maire de Paris, Anne Hidalgo, ont lancé de concert devant une assemblée composée d’un grand nombre de maires masculins.

 

Le 1er prix de la femme francophone

 

Un prix de la femme francophone a d’ailleurs été décerné pour la première fois cette année. C’est l’entrepreneure tunisienne Cyrine Ben Romdhane, trésorière de la Chambre nationale des Femmes Chefs d’Entreprises, qui l’a reçu. La lauréate, qui s’est particulièrement illustrée en faveur de l’autonomisation financière des femmes au Maghreb, a rendu un hommage appuyé à Habib Bourguiba et à l’ensemble des femmes tunisiennes progressistes.


Des JO parisiens aux couleurs de la Francophonie

 

Denis Coderre et Michaëlle Jean souhaitent « la victoire » de la candidature de Paris aux Jeux olympiques et paralympiques. Les maires francophones font bloc aux côtés de Paris.  Anne Hidalgo a déclaré que « si nous les obtenons, les jeux olympiques à Paris prendront appui sur la Francophonie ». A l’initiative de Pierre de Coubertin, le français et l’anglais sont les deux langues officielles du Comité International Olympique, au terme de l’article 24 de sa charte.

 

L’appui renouvelé des maires à l’accord de Paris

 

Le maire de Strasbourg, Roland Ries, fait la promotion d’une Déclaration universelle des droits de l’humanité, présentée comme un prolongement de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. Rappelant, en préambule, que « l’humanité et la nature sont en péril », elle énonce le devoir « d’œuvrer, de manière commune et différenciée, à la sauvegarde et à la préservation de l’humanité et de la terre ».

 

En marge de l’Assemblée générale, Anne Hidalgo et Denis Coderre réaffirment leur attachement à mettre en œuvre, malgré la décision « fâcheuse » du président américain, l’accord de Paris pour le climat. Une déclaration solennelle des maires francophones et des grandes villes du monde affirme aujourd’hui avec force cet engagement, en clôture du Congrès Métropolis.


La francophonie canadienne


 

D'après STATISTIQUES CANADA 2011, près de 10 millions de Canadiens, soit près 1 Canadien sur 3 sait parler en français. Néanmoins, seuls 37 à 47 % des francophones déclarent utiliser uniquement le français dans leur vie quotidienne.

 

Les francophones sont majoritaires au Québec, minoritaires dans les autres provinces. Hors Québec, le Canada  compte 2,6 millions de locuteurs du français. Le Nouveau-Brunswick est la seule province à avoir le statut officiel bilingue.  Les francophones y représentent un tiers de la population.

 

A l'extérieur du Québec, la proportion de francophones était de 6,1 % en 1971. Aujourd’hui, elle est environ de 4 %. Près de la moitié des enfants dont un des parents au moins est de langue maternelle française se sont vus transmettre seulement l'anglais comme langue maternelle…

 

La pérennité du français au Canada passe par des réseaux, des politiques publiques, des initiatives citoyennes, par une immigration choisie et instruite en français. De nombreux Canadiens se battent pour garder leur langue, la transmettre à leurs enfants, et la conserver vivante dans l'espace public, en contexte minoritaire. Ils ont compris que plus ils réussiront à développer des espaces de vie en français comme des centres communautaires, parascolaires, des espace culturel pour les jeunes, des hôpitaux, des garderies, des théâtres, plus ils pourront s’assurer que le réseautage se fasse en français.

 

En Ontario, par exemple, les écoles jouent un rôle clé dans la transmission culturelle et la valorisation de la francophonie. Dans plusieurs régions, l’école est le lieu par excellence où la communauté se rassemble. Il faut également assurer un service médiatique et d’information en français (une des demandes récurrentes de l’Assemblée des francophones de l’Ontario).

 

Dans les différentes régions du pays, des alliances institutionnelles comme celle du Manitoba et du Québec, et la création du Réseau des Villes francophones et francophiles sont importantes, de même que les initiatives de la société civile.

 

 

Quelques organismes importants de la Francophonie canadienne

 

- Fédération de la jeunesse canadienne française

- Fédération culturelle canadienne française

- Assemblée de la Francophonie de l'Ontario

- Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada

Le débat des chefs à Radio-Canada

Lors des élections fédérales canadiennes du 19 octobre 2015, les Canadiens ont eu à choisir entre Stephen Harper (Premier ministre sortant, Parti conservateur), Thomas Muclair (Nouveau parti démocratique), Elizabeth May (Parti vert), Justin Trudeau (Parti libéral) ; les Québécois pourront également voter pour les candidats du Bloc Québécois, dirigé par Gilles Duceppe. C'est ce-dernier que j'ai incarné le 23 septembre dans les studios de Radio-Canada, lors de la répétition du débat des chefs. Cette expérience m'a permis de découvrir les coulisses du radiodiffuseur public, de ressentir l’anxiété des chefs de partis devant les caméras et de mieux appréhender les enjeux du débat : croissance économique et investissements, environnement, citoyenneté, crise syrienne…

 

Diffusé le lendemain, ce premier débat en langue française de la campagne électorale a permis de confronter les programmes des différents partis, d’avancer des promesses et de prononcer des formules « destinées à soutirer le plus de votes possibles », selon la formule de Lise Payette (Le Devoir, 25/09, A9). Ainsi, la promesse de Justin Trudeau d’investir massivement dans les infrastructures pour soutenir la croissance (quitte à enregistrer des déficits de 10 milliards de dollars au cours des trois premières années d’un éventuel mandat) a été jugée irresponsable par M. Harper qui s’est félicité d’avoir dégagé cette année un excédent budgétaire – après six années cumulées de déficit sous son gouvernement.

 

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a reproché à Stephen Harper de « cacher son bilan derrière le niqab », cette « arme de distraction massive ». À cet égard, le chef libéral a estimé que M. Harper et M. Duceppe jouaient sur la peur et la division en s’étant prononcés contre le port du voile intégral lors des cérémonies de citoyenneté voire dans l’exercice des services publics. Le chef bloquiste a rétorqué que le principe d’égalité entre les hommes et les femmes « n’est pas une distraction » et indiqué que « plus de 90% de la population québécoise se dit opposée au niqab ».

 

M. Mulcair a promis de rouvrir la constitution dans l’optique d’abolir le Sénat, institution « archaïque et dépassée ». « On ne pourra pas rouvrir la Constitution sans parler des demandes du Québec et des Premières Nations et des autres provinces », en a profité pour ajouter M. Duceppe. Le débat a ainsi abordé la question de la souveraineté québécoise : pour que le Canada reconnaisse la sécession du Québec, Monsieur Mulcair a dit qu’il faudrait 50% + 1 de voix favorables. Monsieur Trudeau a contesté cette majorité, estimant qu’il en faudrait plus pour démanteler la fédération canadienne. Gilles Duceppe a énoncé la question du prochain référendum en ces termes : « voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant ? […] Avec une question aussi claire que celle-ci, je ne vois pas comment le Canada pourrait refuser de négocier », a-t-il fait valoir. M. Harper a considéré pour sa part qu’il s’agissait d’une question dépassée.   

Concernant les sujets internationaux, Elizabeth May a expliqué que « la crise humanitaire, la guerre civile sont causées par Bachar al-Assad » et son régime qui a tué « huit fois plus de gens que l’Etat islamique ». Au chapitre de l’environnement, M. Trudeau a dénoncé l'inaction du Premier ministre sortant. « C’est clair qu’on doit se préparer aux négociations à Paris [pour la COP21] ; et ce n’est pas possible si vous restez, M. Harper », a renchéri la cheffe du parti vert. Concernant le projet controversé du pipeline Énergie Est, très décrié au Québec, M. Duceppe s’est montré véhément contre le double discours de M. Mulcair.

 

Suite à la proclamation des résultats le 19 octobre, Justin Trudeau (libéral) est devenu le nouveau premier ministre du Canada.


La situation du français en Louisiane


De 1682 à 1803, le français a été la langue majoritaire dans toute la Louisiane. Cette situation a laissé des traces et imprègne l'identité et la mémoire de nombreux Louisianais. Bien que toutes les écoles publiques de l'État n'utilisent que l'anglais comme langue d'enseignement, la législation scolaire oblige en principe ces écoles à offrir au moins cinq années d'enseignement du français comme langue seconde au primaire et durant trois années au secondaire. En ce qui a trait à l'affichage et malgré ce que l'image ci-contre laisse penser, le français est peu visible, sauf pour les toponymes et odonymes (nom des rues) relevant des municipalités francophones, ainsi que de quelques inscriptions de bâtiments publics et de lotissements de maisons comme Le Village, Beaux Chênes, Beau Rivage, Beau Séjour, Maison Bocage, Château Lafayette, Village du Lac, etc.

 

 


le conseil pour le développement du français en Louisiane

 

 

Le gouvernement de la Louisiane a adopté en 1968 la loi (révisée le 15 août 2010) établissant le Conseil pour le développement du français en Louisiane, puis la loi sur la télévision française et la loi scolaire sur l'enseignement du français en Louisiane.  Le CODOFIL (Council for the Development of French in Louisiana), établi à Lafayette, est une agence gouvernementale qui a pour mandat de « faire tout ce qui est nécessaire pour développer, utiliser et préserver la langue française telle qu'elle existe en Louisiane, dans l'intérêt culturel, économique et touristique de l'État ».

 

 

Les objectifs du CODOFIL sont de préserver, de promouvoir et de développer la Louisiane française ainsi que sa culture créole, son patrimoine et sa langue ; de  superviser le développement et l'expansion [...] économique de l'État ainsi que les activités touristiques visant à promouvoir cette culture, ce patrimoine et cette langue, mais aussi de développer et de superviser les relations culturelles et éducatives ainsi que les échanges au sein de l'État et entre l'État de la Louisiane et d'autres pays, provinces et États qui partagent le patrimoine historique français, la culture et la langue de la Louisiane.