Dans un monde qui survalorise la compétition, la coopération est hélas ignorée et sous-estimée, notamment dans sa capacité à générer une prospérité plus équitable et mieux partagée, via le
mouvement coopératif et mutualiste. De plus, la coopération internationale reste un marqueur de civilisation, malgré les coups de semonce que lui infligent les populistes et les potentats. Parce
qu'ils favorisent la paix et le développement, les échanges bilatéraux et multilatéraux, notamment de nature culturelle, ainsi que l'action des organisations internationales et des ONG doivent
être préservés, encouragés et approfondis, de même que le dialogue entre les cultures et la prévention des conflits. L'ONU doit être profondément rénovée, tandis que le combat pour les droits
humains mérite d'être poursuivi malgré les reculs.