Nations Unies


Le système des Nations Unies est composé des principaux organes de l’ONU ainsi que des nombreux programmes, fonds et institutions spécialisées, chacun disposant de sa propre politique, son propre budget et ses propres membres. Les programmes et les fonds, tels que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ou le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), souvent financés par des contributions volontaires, s'ajoutent aux institutions spécialisées, telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et la Banque mondiale, financées à la fois par des contributions volontaires et par des contributions imposées.



L'Université d'Ottawa abrite l'Observatoire des droits humains à l'ONU. Celui-ci s'efforce de soutenir le développement des droits humains, d'innover dans l'enseignement juridique en comblant le fossé entre la théorie et la pratique, et d'autonomiser le public grâce à la démocratisation du savoir. Sa présidente, Pascale Fournier, m'a fait l'honneur de me désigner président du comité Francophonie de ce centre d'excellence qui compte en son sein des politistes et des juges internationaux prestigieux. Saviez-vous que de nombreux pays francophones sont parties aux principaux traités internationaux des droits humains, jouant ainsi un rôle clé dans leur mise en œuvre et leur diffusion? Saviez-vous que la Francophonie, en plus d’incarner un idéal humaniste, représente pour plusieurs pays un levier multilatéral permettant de mesurer et de comparer les progrès atteints en matière de représentation culturelle, de développement durable et d’intégration économique? À l’Observatoire, nous avons réuni les visages pluriels de la Francophonie pour examiner la questions des droits de l'Homme au cœur des enjeux sociaux émergents.

Création du comité Francophonie

L'Observatoire des droits humains aux Nations Unies s'efforce de soutenir le développement des droits humains, d'innover l'enseignement juridique en comblant le fossé entre la théorie et la pratique, et d'autonomiser le public grâce à la démocratisation du savoir. Sa présidente, Pascale Fournier, m'a choisi pour présider le comité Francophonie de ce centre d'excellence qui compte en son sein des politistes et des juges internationaux. La Francophonie, en plus d’incarner un idéal humaniste, représente pour plusieurs pays un levier multilatéral permettant de mesurer et de comparer les progrès atteints en matière de représentation culturelle, de développement durable et d’intégration économique. L’Observatoire a réuni les visages pluriels de la Francophonie pour examiner la questions des droits de l'Homme au cœur des enjeux sociaux émergents.


À l’Observatoire, nous avons réuni les visages pluriels de la Francophonie : de l’Afrique à l’Europe, de l’Amérique du Nord à l’Asie, du Maghreb à l’Amérique du Sud, du Moyen-Orient à l’Amérique centrale, du Québec à l’Ontario français en passant par l’Acadie et les nombreuses communautés francophones du Canada, nous souhaitons documenter la Francophonie au cœur des enjeux sociaux émergents.

 

Pour ce faire, un premier sous-groupe démocratisera le savoir par le biais de publications dans les journaux, avec la généreuse rétroaction de nos Pilotes experts en communications, Bernard Motulsky et Agnes Gruda, tandis qu’un deuxième sous-groupe s’intéressera à la question de la magistrature et de la Francophonie.


Le comité Francophonie de l’Observatoire des droits humains à l’ONU a eu l'honneur d'accueillir Ferry de Kerckhove, ancien ambassadeur du Canada, qui est revenu sur un moment fondateur de son engagement : l’adoption de la première résolution de la Francophonie sur les droits de la personne lors du Sommet de Québec (1987), illustrant la capacité de la Francophonie à produire des avancées normatives, même dans des contextes politiques difficiles.

 

Pascale Fournier et plusieurs membres de notre comité ont également rappelé l’importance de défendre le plurilinguisme au sein des grandes institutions internationales. À partir de son expérience diplomatique dans plusieurs pays à risque, l’ancien ambassadeur a souligné que la défense des droits humains demeure un combat concret et dangereux, porté avant tout par des acteurs de la société civile souvent exposés à de graves représailles. Les échanges ont enfin porté sur les limites de l’action internationale, les incohérences géopolitiques, la montée de l’autoritarisme et la nécessité d’un dialogue interculturel et interreligieux.

 

En conclusion, les participants ont réaffirmé que la Francophonie reste un espace pertinent de dialogue, de solidarité et d’innovation, capable de faire progresser les droits humains, notamment par l’action locale, le soutien à la société civile et une coopération multilatérale renouvelée.


Droits linguistiques au Canada : audience à la Cour suprême, 13 novembre 2025

Le comité Francophonie a eu le privilège d’assister à une audience historique à la Cour suprême du Canada, portant sur la contestation de la Société acadienne du Nouveau-Brunswick (SANB) à l’égard de la nomination, en 2019, d’une Lieutenante-gouverneure unilingue anglophone dans une province officiellement bilingue depuis 1969.

 

Deux conceptions du bilinguisme constitutionnel s’affrontent : pour la SANB, la personne occupant cette fonction éminemment symbolique doit être bilingue pour que l’égalité réelle entre les communautés linguistiques soit assurée. Pour le gouvernement du Canada, représenté par son avocate, il faut distinguer l’institution et la personne. L’obligation de bilinguisme viserait l’institution du lieutenant-gouverneur dans son ensemble, et non la personne qui occupe la charge.

 

En tant que président du Comité francophonie de l’Observatoire des droits humains à l’ONU, j’étais présent pour l'audition de cette cause si importante. Les droits linguistiques des francophones, en particulier en contexte minoritaire, exigent une vigilance constante. La reconnaissance et l’égalité réelle des communautés de langues officielles sont au fondement même d’un Canada inclusif et respectueux de sa diversité. 

 

Je tiens à exprimer ma gratitude au juge Jamal qui a eu l'amabilité de rencontrer pour parler de son parcours et du rôle de la Cour. Cette audience montre que les droits linguistiques ne sont jamais acquis : ils font l'objet de débats politiques mais aussi juridiques… parfois jusqu’à la Cour suprême ! 


Institut des droits de l'homme de Lyon & Institut international pour la Francophonie, 6 mars 2025

J'ai reçu en ce mois de la Francophonie le professeur Roger K. Koudé, enseignant-chercheur à l'Institut des droits de l'homme de Lyon et Titulaire de la Chaire UNESCO « Mémoire, Cultures et Interculturalité ».

  

Une discussion passionnante portant sur la gouvernance de la diversité et l'actualité du droit international a été engagée avec les étudiantes et les étudiants du DU Diplomatie et Francophonie de l'Université Lyon 3 où Benjamin Boutin enseigne en tant que maître de conférences associé.

 

Un grand merci au Pr Roger K. Koudé pour sa vision claire et précise du droit international, des principes qui le fondent et de son actualité.


Rencontre avec la ministre des droits humains de la République démocratique du Congo, Le 22 avril 2025, Champs Élysées, Paris

En qualité de président d'honneur de Francophonie sans frontières, j'ai été invité à une rencontre dédiée à la promotion, à la protection et à la diffusion des droits de l'homme et des libertés fondamentales en République Démocratique du Congo.

 

J'ai évoqué avec la ministre des droits humains de la RDC, Chantal Chambu Mwavita des pistes pour une médiation francophone parlementaire du conflit avec le voisin rwandais ainsi que pour un soutien européen au secteur de sécurité du pays. J'ai fait savoir à son cabinet que le comité Francophonie de l'Observatoire était prêt à accompagner certaines réflexions de son ministère afin d'améliorer la situation concrète des droits humains et mieux identifier leurs violations.

 

La Francophonie universitaire, parlementaire et celle de la société civile ont une clairement carte à jouer pour l'avenir de la RDC, plus grand pays francophone en nombre d’habitants.




En octobre 2015, j'ai organisé et supervisé une mission d'étude à New-York focalisée sur le maintien de la paix, le multilatéralisme, la diversité linguistique et culturelle, ainsi que la sécurité alimentaire. Encadrant un groupe de plus de 50 administrateurs publics (analystes et gestionnaires), candidats à la maîtrise et au doctorat de l’École nationale d'administration publique avec Serge Malaison, nous fûmes reçus à l'Organisation des Nations unies (ONU), à la Mission permanente du Canada auprès des Nations-Unies, à la Délégation générale du Québec à New-York, au bureau du Programme alimentaire mondial ainsi qu'à la Représentation permanente de l'Organisation internationale de la Francophonie auprès des Nations Unies. Nous eûmes la chance d'être accompagnés dans cette mission par l'ancien ministre d’État québécois Rémy Trudel et par la directrice du Groupe d'étude, de recherche et de formation internationales (GERFI) et ancienne cheffe du protocole de l'Assemblée nationale du Québec, Juliette Champagne.



L'ONU dispose de son deuxième plus important siège à Genève qui compte 28 organisations internationales (telle l'Organisation mondiale de la Santé), 121 ONG, 166 représentations diplomatiques, ce qui représente 30 000 emplois. Tout à la fois idéalistes et pragmatismes, les Genevois (de naissance ou d'adoption) ont assurément un rôle majeur à jouer pour moderniser et rendre plus juste et efficace un multilatéralisme bousculé mais indispensable à la résolution des enjeux humanitaires, migratoires, climatiques, commerciaux, sanitaires... Cette capitale européenne est bien plus qu'une place financière, chocolatière et horlogère ! Elle offre à ses habitants un cadre de vie équilibré entre lac et montagnes. Sur un plan plus personnel, je suis particulièrement attaché à la Suisse francophone. Un conseil lecture? GENÈVE, Histoire d'une vocation internationale de Joëlle Kuntz (49 pages, en libre accès sur Internet). Cet ouvrage synthétique retrace les grandes étapes de la vocation internationale de Genève, de la Réforme (1536) à l'Organisation des Nations Unies (1946), en passant par la fondation de la Croix-Rouge (1863) et de la Société des Nations (1920).



Je visitai en août 2018 le siège viennois de l'ONU qui abrite notamment l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Cette agence indépendante établie en 1957 agit dans trois sphères complémentaires : le développement des usages civils et pacifiques des technologies nucléaires ; la sûreté et la sécurité des installations nucléaires et enfin la non-prolifération des armes atomiques dans le monde. Face au risque de course aux armements, il importe d'établir des protocoles stricts, de faire respecter le Traité de non prolifération (TNP) et de prévenir les menaces de terrorisme nucléaire. Pour ce qui est des usages civils, la question du traitement des matériaux nucléaires usagés nécessite, pour l'avenir à long terme des filières (santé, électricité...), des politiques publiques prévoyantes des coûts et des risques.



Animation d'une table-ronde, mai 2019

Des exemples inspirants et concrets pour améliorer le vivre-ensemble dans nos villes furent détaillés lors de la table-ronde que j'animai à l'UNESCO le 16 mai 2019, journée internationale du vivre ensemble en paix. Roland Ries, maire de Strasbourg, Jana Hansjürgen, cheffe de la diversité à la ville de Düsseldorf ainsi qu'Hamid Demmou, président de l'ONG AISA et Gaspard Ndjock, artiste pluridisciplinaire, composaient ce panel rassemblé par les délégations permanentes du Canada et de l'Algérie, ainsi que l'Observatoire international des maires sur le vivre-ensemble. Cette table-ronde mit en évidence les initiatives menées par les acteurs sociaux du vivre-ensemble et contribua à la préparation du Sommet des Maires du Vivre ensemble de Düsseldorf, en août-septembre 2019.

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Léon Bourgeois, artisan de la paix

Présentation d'un nouvel ouvrage à l’École des Chartes, Paris, 10 février 2022

Le 10 février 2022, Maurice Vaïsse, historien des relations internationales, invita à redécouvrir Léon Bourgeois, pionnier du solidarisme, de l'arbitrage, du multilatéralisme et Prix Nobel de la Paix 1920. Cette passionnante présentation du nouvel ouvrage eut lieu à l’École des Chartes, à Paris. Léon Victor Auguste Bourgeois, né à Paris le 21 mai 1851 et mort au château d’Oger (Marne) le 29 septembre 1925 , est un homme politique français, lauréat du prix Nobel de la paix en 1920. Il est également connu comme le théoricien du solidarisme. Élu sénateur de la Marne en 1905, il joue un rôle important dans le vote de la loi sur les Retraites ouvrières et paysannes en 1910.

 

Ministre des Affaires étrangères, il représente la France à la conférence d'Algésiras (1906) réunie à la suite de la crise de Tanger. Son activité diplomatique prépare la création de la Société des Nations, dont il est le premier président en 1919. Cette volonté de réguler les relations entre États lui vaut le prix Nobel de la paix en 1920. Il siège à la Commission de l'Armée du Sénat lors de la Première Guerre mondiale, puis est élu président du Sénat du 14 janvier 1920 au 16 février 1923.

Lyon Model United Nations

Rencontre franco-allemande avec deux jeunes négociateurs, Lyon, mai 2022


L'association Lyon MUN - Lyon Model United Nations s'occupe annuellement de l'organisation d'une simulation diplomatique dite Modèle des Nations Unies, à Lyon ; elle facilite la participation d'un réseau d'étudiants lyonnais aux Modèles des Nations Unies Européens et Internationaux et contribue à la mise en place ainsi qu'à l'animation d'un réseau interuniversitaire d'étudiants lyonnais autour des problématiques internationales. 

 

Le 22 mai 2022 dans la capitale des Gaules, je rencontrai deux négociateurs en devenir qui participaient à Lyon MUN, Simulation des Nations Unies à Lyon, l'un, Vincent Lièvre, au sein de la commission de l'Union Africaine, l'autre, Sebastian Ohlig, affecté à la réforme du Conseil de Sécurité. Il faut encourager la jeunesse à s'investir comme ils le font pour l'avenir du multilatéralisme !

Conversation sur la paix avec le SG Adjoint de l'ONU

Conférence internationale à l'Université d'Ottawa, mai 2018

A l'invitation de l'ambassadeur Ferry de Kerckhove, je suis intervenu à la conférence internationale Francophonie, prévention des conflits et sécurité humaine à Ottawa, les 9, 10 et 11 mai 2018. En séance plénière de clôture, j'ai conduit un entretien avec M. Hervé Ladsous, ancien Secrétaire général adjoint de l'ONU et conseiller spécial de la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean. Cette conférence avait pour objectif de tracer une feuille de route pour la paix, douze ans après l'adoption par les chefs d’États de la Francophonie, de la déclaration de Saint-Boniface.