Diplômé de Sciences Po Aix, de l'Université Paris Saclay et de l’École nationale d'administration publique du Québec, Benjamin Boutin est président-fondateur de Francophonie sans frontières, directeur exécutif de France-Canada et collaborateur parlementaire. Il a travaillé à la Représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne, au Ministère de la Défense, à l’Assemblée nationale de France et du Québec ainsi qu’à Radio-Canada.


 

Très tôt engagé dans la sphère associative, ayant été membre du bureau de la Conférence Olivaint et participant aux programmes d'échange du Comité d’action politique France-Québec et de l'Office franco-québécois pour la jeunesse, Benjamin Boutin a été auditeur à l’Institut des Hautes études de Défense nationale (en 2012), colauréat du concours étudiant du Cercle des économistes (en 2013 et 2014), jeune leader coopératif au Sommet international des coopératives (en 2014 et 2016), administrateur de la relève de l’Institut de la Gouvernance (en 2015) et il a assuré la vice-présidence de l’Association étudiante de l’École nationale d’administration publique (en 2015 et 2016), du Réseau des diplômés en administration internationale (en 2016 et 2017) puis de la Fédération France-Québec / francophonie (en 2019 et 2020).

 

Chercheur associé à l’Institut Prospective et Sécurité en Europe, professeur invité au Centre d’études diplomatiques et internationales d’Haïti ainsi qu'à l’École des nouveaux métiers de la communication, il organise et anime des cours, des séminaires, des conférences, des ateliers, des tables-rondes, des colloques et il intervient dans les médias. Ses domaines d'expertise sont la francophonie, la géopolitique et la coopération.

 

Il est également l'auteur d'une soixantaine d’articles publiés par la Revue Défense Nationale, La Tribune, Radio-Canada, L'Express, Le Point, Le Devoir, La Croix et La Nation. Il est le co-auteur des ouvrages Les Lois de la Guerre (2016, éditions LGDJ) et Les Secrets du Droit (2015, L’Harmattan) et a publié avec la Fondation pour l'innovation politique L'élan de la francophonie (2018), une étude en deux livrets.

Publications

  • Ouvrages collectifs

« L’œuf du serpent ou l’intérêt de la prospective pour prévenir les conflits », Goedert (Nathalie) dir., Les lois de la guerre, Paris, Institut Varenne, 2016

« Le Secret du Roi, illustration de l’accointance du pouvoir avec le secret », Goedert (Nathalie) dir., Les secrets du droit, Paris, L’Harmattan, 2014

  • Livrets

L’élan de la francophonie, Une communauté de langue et de destin (1), Fondapol, mars 2018

L’élan de la francophonie, Pour une ambition française (2), Fondapol, mars 2018

  •  Revues

« Il est temps de construire l'indépendance stratégique européenne », Revue Défense Nationale, 6 mai 2020

« L'Afrique, ce cœur battant de la francophonie économique », Revue diplomatique, n°8, janvier 2020

« La Défense de l’Europe par elle-même », Revue Défense Nationale, 14 décembre 2013

  • Tribunes

« Nous, francophones, que voulons-nous faire ensemble? », avec Duhaime (Clément) et Djossa (Esther), Le Devoir, Le Point, SenePlus, 20 mars 2019

« Québec-France : un lien indéfectible », avec Beaudoin (Louise), Le Devoir, 28 janvier 2019

« Pour un Office francophone de la jeunesse », avec Beaudoin (Louise), Le Devoir, 17 mars 2017

« Trois clefs d’entrée dans la nouvelle éconologie », Le Huffington Post, 11 décembre 2015

« Pour un nouveau modèle socio-économique : le coopératisme », La Tribune, 7 octobre 2014

« L’investissement coopératif révolutionnera-t-il la finance ? », Labyrinthe, 6 mai 2014

« Faire de la Francophonie une économie monde », La Tribune, 10 juillet 2013

  • Articles de presse

Pour Radio-Canada, une vingtaine d’articles, dont « Projet Montréal aura un nouveau chef le 4 décembre », 12 mai 2016 ; « Réélus en Ecosse, les indépendantistes se cherchent des alliés », 6 mai 2016 ; « Le rêve européen du pape François », 6 mai 2016 ; « Le président argentin s’oppose à la loi anti-licenciements », 19 mai 2016...

 

Pour le journal La Croix, une vingtaine d’articles, dont « Le jubilé de la relation franco-québécoise », 12 janvier 2018 ; « A Londres, le rafistolage gouvernemental de Theresa May », 9 janvier 2018 ; « A Cuba, l’Union européenne réaffirme sa diplomatie d’ouverture », 3 janvier 2018 ; « Par – 40°C,  Attache ta tuque ! », 29 décembre 2017 ; « Le Pakistan commémore l’assassinat de Benazir Bhutto », 27 décembre 2017...

  •  Articles de magazines en ligne ou imprimés

« 5, 4, 3, 2, 1... Partez ! », L'Express réussir, n°45 S'installer au Canada, les clefs du succès, 7 juin 2018

« ‘‘Les secteurs d’avenir’’ au cœur des échanges France-Québec », L’Outarde libérée, 8 mars 2018

« Les maires francophones font le Paris du climat et des JO 2024 », L’Outarde libérée, 26 juin 2017

« Conversation avec Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec » (entrevue vidéo), L’Outarde libérée, 4 mai 2017

« Jean-Paul de Gaudemar au Corim : Construire une relation durable entre les mondes économique et universitaire », L’Outarde libérée, 14 mars 2016

ENTREVUE : 3 questions au francophone Benjamin Boutin

24 mars 2021


1. Pouvez-vous vous présenter ?

 

Originaire de Provence, j’ai eu la chance de voyager durant mon adolescence. Cela m’a ouvert les yeux sur d’autres réalités et forgé mon goût pour les échanges interculturels. J’ai un profil littéraire et pluridisciplinaire, mêlant l’histoire, les sciences politiques, la diplomatie, l’administration, la communication et les arts. C’est à partir de 2013 que je me suis engagé publiquement pour la francophonie. Le parrain de promotion de mon master 2 était nul autre qu’Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, ex-président de la République du Sénégal.

 

J’ai commencé à m’impliquer dans une association de jeunes francophones qui plaidait pour la diversité culturelle, linguistique et conceptuelle dans les organisations internationales, j’ai publié mon premier article sur la francophonie économique dans La Tribune et j’ai été coopté à la Conférence Olivaint, où je suis devenu responsable des débats francophones internationaux.

 

Depuis, je n’ai cessé de m’activer pour la francophonie. Après avoir vécu en Belgique et au Québec, enseigné en Haïti et tissé des liens forts avec certains pays africains, j’ai cofondé avec Marie-Astrid Berry en 2017 Francophonie sans frontières, l’ONG des francophones engagés. Notre idée était de créer une grande organisation de la société civile francophone, fondée sur le volontariat, l’amitié entre les peuples et l’éthique de la coopération. Nous voulions aussi de donner des responsabilités à tous les francophones désireux de s’engager, notamment les jeunes.

 

2. Pourquoi cette cause est importante pour vous ?

 

Elle est fondamentale à plus d’un titre. D’abord parce qu’elle contribue au dialogue des cultures qui est indispensable à la paix et à la fraternité. La langue française, cinquième langue mondiale, représente un puissant vecteur d’intercompréhension et de coopération, au service d’ambitions partagées : la paix, le développement durable, l’éducation, la démocratie et bien sûr la culture.

 

Ensuite, la francophonie s’inscrit dans le combat plus large pour la diversité linguistique et culturelle. Elle est un moyen de valoriser nos différences et, en même temps, ce qui nous relie. Au sein de notre société française, elle crée du lien social et permet de célébrer la diversité des cultures et des origines qui nous enrichit en nous ouvrant sur le monde. Les langues sont des marqueurs de civilisation et de puissants outils relationnels et créatifs. C’est notamment le cas de la langue d’Aimé Césaire, de Yanick Lahens et de Fatou Diome : elle s’est enrichie par les apports successifs de celles et de ceux qui l’ont parlée, enseignée, lue, apprise et aimée. Comme le dit Helène Carrère d’Encausse, « la francophonie est un choix du cœur » !

 

3. Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez ?

 

L’un de mes anciens profs à l’École nationale d’administration publique du Québec, l’honorable Rémy Trudel, disait qu’il fallait toujours avoir au moins trois projets sur le feu. J’ai si bien suivi son conseil que j’ai décuplé ses attentes ! J’interviens en effet dans dans un grand nombre de projets, que je coordonne ou que je gère directement, comme un dialogue authentique, renouvelé et porteur de solutions sociales entre des spécialistes françaises dans différents domaines (santé, éducation, alimentation…) et leurs homologues canadiennes autochtones, un magnifique projet porté par France-Canada en partenariat avec Le Bondy Blog.

 

Que ce soit pour ce projet franco-canadien ou à travers Francophonie sans frontières (FSF), je suis heureux et fier de m’investir aux côtés de volontaires formidables, en France, au Québec, en Côte d’Ivoire et aux quatre coins de la planète ! FSF est le cadre de nombreuses actions, telles que l’organisation d’un colloque à Paris et d’une conférence à Dakar sur l’héritage politique, poétique, francophone et universaliste de Léopold Sédar Senghor. Ma volonté est que les jeunes générations s’emparent de son héritage et le perpétuent. Senghor est l’une des figures historiques que j’admire le plus, et l’un des personnages principaux d’un livre que j’ai écrit tout récemment.

 

En 2021, sur un plan collectif, je forme le vœu que nous sortions plus forts et solidaires de cette longue et pénible épreuve pandémique. Et sur un plan plus personnel, je souhaite trouver un meilleur équilibre entre mes responsabilités associatives et civiques d’un côté et la création notamment littéraire, à laquelle j’aspire. Il n’est pas toujours facile de concilier la gestion et la création. Je veux garder du temps, du souffle et de l’énergie pour imaginer, transmettre et créer.