géopolitique


Titulaire des masters II Géostratégie, Défense et politiques de sécurité de Sciences Po Aix et Diplomatie et négociations stratégiques de Paris-Saclay, Benjamin Boutin est maître en administration publique de l'Université du Québec (ENAP). Il a travaillé au sein de structures policito-militaires, à la Représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne, au Centre de doctrine d'emploi des forces et la Délégation aux affaires stratégiques. Il a également suivi plusieurs séminaires à l'Institut des Hautes études de Défense nationale (IHEDN).

 

Chercheur associé à l'Institut Prospective et Sécurité en Europe, Benjamin Boutin intervient au sein de différentes institutions d'enseignement supérieur ainsi que dans les médias pour livrer son analyse en matière de diplomatie, de géopolitique, de coopération internationale, d'affaires européennes, francophones et stratégiques.

le contentieux euro-britannique en matière de pêche

Intervention en duplex de Benjamin Boutin sur Asharq News, 13 décembre 2021

Le 13 décembre 2021, Benjamin Boutin a livré son analyse en tant que chercheur associé IPSE, pour la chaîne Asharq au sujet des derniers développements de la crise franco-britannique (et plus largement européenne) en matière de pêche, suite au Brexit.

13 ديسمبر 2021: تدخل مزدوج من قبل بنيامين بوتين ، الباحث المساعد في IPSE ، لقناة الشرق الإخبارية حول آخر التطورات في أزمة مصائد الأسماك الفرنسية البريطانية (والأوروبية بشكل أوسع) ، بعد خروج بريطانيا من الاتحاد الأوروبي.


Afghanistan : quelles leçons?

Dialogue de l'Institut Prospective et Sécurité en Europe, septembre 2021

Après vingt années de guerre et d'efforts de stabilisation ayant coûté des centaines de milliards de dollars et de très nombreuses vies humaines, quelles leçons tirer de l'expérience afghane ?

 

Benjamin Boutin dialogue avec le géopolitologue Emmanuel Dupuy, président de l'IPSE, sur les enjeux stratégiques en Afghanistan, au cours d'un dialogue en vidéo d'une cinquantaine de minutes.


contrer le populisme et les régimes illibéraux

Échange avec Hakima El Haite en visioconférence, mars 2021

Emmanuel Dupuy, président de l'IPSE et Catherine Morin Desailly, sénatrice française, organisèrent en mars 2021 un échange en visioconférence avec Hakima El Haite qui agit aujourd'hui pour défendre la démocratie, les libertés et les droits.

 

Alors que les thèses illibérales menacent nos organisations démocratiques et in fine nos libertés, l'ancienne ministre marocaine proposa de s'attaquer aux causes profondes du populisme, de déconstruire leur discours.


Le monde à l'ère du COVID : coopérations et (inter)dépendances

Visioconférence du Club français de HSE St-Pétersbourg, 29 avril 2020

Le monde post-coronavirus donnera-t-il naissance à un nouvel ordre international? C'est la question à laquelle Irina Bolgova, professeure associée au MGIMO, Yuri Akimov, professeur associé à l'Université de Saint-Pétersbourg, Emmanuel Dupuy, président de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe, Hughes de Chavagnac, consul général de France à Saint-Pétersbourg et Benjamin Boutin furent invités à répondre. Une visioconférence organisée et animée par Vera Ageeva, professeure associée à l’École des Hautes études en sciences économiques HSE. 


Jérusalem, un bien commun mondial

Vœux de Benjamin Boutin, Jérusalem le 31 décembre 2019

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Cette année, c'est de Jérusalem que je vous adresse mes vœux. Des vœux de paix pour une région, le Proche-Orient, qui a été le théâtre, ces dernières années, de conflits abominables (Syrie, Yémen, Irak...). Ville des rois et des prophètes, maintes fois conquise et reconquise, déchirée et recousue, trois fois sainte et trois fois millénaire, carrefour des cultures et des cultes, Jérusalem cristallise les tensions communautaires.

L’ELDORADO DES IDÉOLOGUES

 

Certains anthropologues avancent que ce qui nous distingue du monde animal, c'est notre faculté à créer des symboles. Jérusalem est chargée de symboles, elle en est même saturée. Et sa valeur symbolique dépasse de loin son poids économique, démographique ou géopolitique. On n’a jamais vu dans moins d'un kilomètre carré (intra-muros) une telle concentration de lieux saints, d'églises, d'institutions religieuses et de chapelles imbriquées. Jérusalem est une invitation à réfléchir à l'apport des religions aussi bien qu'à leurs limites. Oui, les religions peuvent aider les femmes et les hommes à s'élever des matérialités... et en même temps, lorsqu'elles sont observées de façon trop rigoriste, elles érigent des barrières mentales et peuvent formater les esprits dans un sens contraire à la concorde. Les intégristes de tous bords, hermétiques au dialogue et aux concessions, ont des comportements qui peuvent conduire à l'expression de la violence. Au lieu de se focaliser sur ce qui nous divise, d’aucuns seraient mieux inspirés de relever les convergences entre les trois monothéismes. A cet égard, il faut soutenir les démarches syncrétiques et le dialogue inter-religieux.

 

MÉDIATIONS INTERNATIONALES

 

Alors que chacun tire vers soi un pan de sa tunique sainte au risque de la déchirer, Jérusalem a besoin de médiateurs. A titre d’exemple, deux familles musulmanes sont les gardiennes séculaires du Saint-Sépulcre afin d’éviter les disputes entre communautés chrétiennes. La Jordanie administre quant à elle l’Esplanade des Mosquées (depuis un accord tacite de 1924). Et une quarantaine de communautés religieuses et de congrégations sont placées sous la protection consulaire de la France. 

La communauté internationale a un rôle à jouer. L’État d’Israël n’est pas outillé pour résoudre seul cette équation dont il est l’une des variables. Israël a évidemment sa place à l’endroit même où le peuple hébreux bâtit son Temple monumental (dont le souvenir et les vestiges conservent une charge symbolique considérable dans le judaïsme).

 

Toutefois, une meilleure répartition des pouvoirs et des ressources avec les résidents palestiniens est nécessaire dans l’optique d’une réelle égalité des chances. Jérusalem est un endroit du monde d’une telle complexité qu’il résiste à toute tentative de simplification. Matière à décourager certaines bonnes volontés.

 

Pourtant, il est indispensable de poursuivre les efforts diplomatiques et les bons offices pour trouver la meilleure solution aux conflits territoriaux et symboliques et offrir à Jérusalem le statut international qu’elle mérite (statut qu’elle n’a toujours pas : lire l’article du monde diplomatique sur ce sujet : www.monde-diplomatique.fr/1955/05/GARREAU/21419), conformément à sa vocation universelle, afin d’en garantir le libre accès à toutes et à tous. Car Jérusalem n’appartient pas aux juifs. Elle n’appartient pas aux chrétiens. Elle n’appartient pas aux musulmans. Jérusalem appartient à tous. D’où la question fondamentale du journaliste Éric Meyer : « un lieu à vocation universaliste, voire messianique, qui oblige donc à l’ouverture, l’accueil, le partage, peut-il être aussi un lieu de pouvoir politique ? ».

 

UN BIEN COMMUN MONDIAL

 

La cité fortifiée doit être gérée comme un bien commun mondial, dans un esprit de coopération. Elle doit être préservée de la confusion dangereuse entre les pouvoirs religieux et politiques. Une solution inclusive, à la fois internationale et locale, est attendue. L’historien Vincent Lemire, auteur de Jérusalem, histoire d’une ville-monde, suggère notamment d’imaginer des arrondissements (Jérusalem Est, Ouest...) dotés de fortes compétences au sein d’une municipalité mixte. Et puis, la ville est menacée sur le plan urbanistique. Alors que les quartiers historiques sont de plus en plus cernés par les cimetières et les quartiers d’immeubles contemporains, il convient de préserver l’héritage, le patrimoine et l’authenticité des lieux afin d’éviter l’enlaidissement, l’uniformisation, l’artificialisation et, in fine, la perte de l’âme de la ville. Mais ce qui rend optimiste, malgré les pages sombres d'une histoire souvent conflictuelle, c’est que s'élaborent ici, jour après jour, des stratégies de coexistence pacifique entre pratiquants des différents cultes. Un avenir de paix est donc possible.

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Rénover le multilatéralisme

Forum de Paris sur la Paix, 11-13 novembre 2019

Les 11, 12 et 13 novembre 2019, Benjamin Boutin participa au Forum de Paris sur la Paix qui mobilisa et rassembla des acteurs engagés autour de la paix, de la sécurité, du développement, de l’environnement, des nouvelles technologies, de l’économie inclusive, de la culture et de l’éducation. Une trentaine de chefs d'État et de gouvernement prirent part à des discussions ouvertes au public et à la presse. Plusieurs dirigeants d'organisations internationales dont l'OCDE et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) soulignèrent l'importance de l'égalité des genres, mais aussi de la médiation et du rôle des femmes pour la paix. Surtout, de très nombreuses initiatives pour réinventer le multilatéralisme en partenariat avec les ONG, les fondations, les entreprises responsables et les porteurs de projets citoyens y furent présentées, débattues et financées...


L'échec des guerres, le pari de la paix

Exposition à la Fondation Bodmer, octobre 2019

Du 5 octobre 2019 au 1er mars 2020, la Fondation Bodmer, située à Genève, proposa une exposition exceptionnelle organisée en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies (ONU) et le Comité International de la Croix-Rouge (CICR). Consacrée aux réalités intemporelles de la guerre et de la paix, cette exposition pluridisciplinaire mêlant littérature, beaux-arts, anthropologie, philosophie, psychanalyse, droit et politique était structurée en trois parties :

 

1. la genèse des guerres ;

2. Le temps de la destruction ;

3. Le pari de la paix.

 

L'exposition rassembla des items provenant de la . A travers des œuvres littéraires, des affiches de propagande, des photographies, des peintures, des gravures et des documents d’archives, l'exposition Guerre et Paix apporta un éclairage sur le dialogue immémorial entre la nature guerrière de l’homme et son profond désir de paix. A l'occasion de cette exposition, certaines raretés furent exposées : un manuscrit du roman "Guerre et Paix" de Léon Tolstoï fut présenté pour la première fois hors de Russie.


décryptages géopolitiques

Cours de Benjamin Boutin à l'École des nouveaux métiers de la communication (Paris), octobre-décembre 2018

Fournir des clefs de lecture internationales, décrypter les rivalités de pouvoir sur les territoires et aider les futurs communicants à y voir plus clair dans le brouillard d'une information souvent manipulée, telle est la mission qu'a confiée l'EFAP - École des nouveaux métiers de la communication - à Benjamin Boutin en 2018, en tant que professeur invité de géopolitique au trimestre d'automne-hiver 2018 (octobre à décembre), en complément de ses autres activités.


Conversation avec le Secrétaire général adjoint de l'ONU

Conférence internationale à Ottawa, les 9-11 mai 2018

A l'invitation de l'ambassadeur Ferry de Kerckhove, Benjamin Boutin intervint à la conférence internationale Francophonie, prévention des conflits et sécurité humaine à Ottawa, les 9, 10 et 11 mai 2018. Il conduisit un entretien, en séance plénière de clôture, avec M. Hervé Ladsous, ancien Secrétaire général adjoint de l'ONU et conseiller spécial de la Secrétaire générale de la Francophonie, Michaëlle Jean. Cette conférence eut pour objectif de tracer une feuille de route pour la paix, douze ans après l'adoption par les chefs d’États de la Francophonie, de la déclaration de Saint-Boniface.


L'Europe et la francophonie, deux aires stratégiques

Jeudis de la réussite à Sciences Po Aix-en-Provence, février 2018

Le 22 février 2018, Benjamin Boutin a été invité à témoigner à la quatrième édition des Jeudis de la Réussite de Sciences Po Aix consacrée aux « métiers de la défense et la sécurité internationale », aux côté de Laurent Borzillo, dirigeant de la société Dialogue de Sécurité Franco-Allemand, SLT Clémentine de l’École de l’air et Mathilde Delepaut, responsable commerciale export au sein du groupe Safran. Ces rendez-vous thématiques qui réunissent étudiants et diplômés permettent aux étudiants d’échanger avec leurs aînés pour construire leur projet professionnel, étendre leur réseau mais aussi prendre conscience de l’ampleur des débouchés possibles de leur formation pluridisciplinaire.


Il a notamment présenté l'Institut Prospective et Sécurité en Europe qui est un laboratoire d'idées, un centre de réflexion auquel Benjamin Boutin est rattaché en tant qu'expert associé depuis 2014 puis en tant que chercheur associé depuis 2016. Par ce biais, il participe régulièrement à des colloques, intervient dans les médias et contribue à des publications.

L'état du monde en 2018

Série d'articles de Benjamin Boutin pour le journal La Croix, décembre 2017-janvier 2018

La paix entre les deux Corées

Les délégations de la Corée du Nord et de la Corée du Sud se rencontrent mardi 9 janvier 2018 à Panmunjom, un village transfrontalier figé dans le temps, situé au cœur de la « Zone démilitarisée » longeant le 38e parallèle. Une telle rencontre entre les deux voisins coréens n’avait pas eu lieu depuis décembre 2015. La « Zone démilitarisée » (« DeMilitarized Zone ») entre les deux Corées matérialise physiquement la partition de la péninsule coréenne depuis 65 ans. Cette cicatrice, longue de 249,4 kilomètres, symbolise un monde figé, celui de la Guerre froide, qui se poursuit en Asie et dont les secousses font encore trembler le monde. Dans le village de Panmunjom, situé au cœur de la Zone démilitarisée, les délégations des deux Corées se réunissent ce 9 janvier, par la grâce de l’esprit olympique.

Odebrecht : quand la corruption gangrène l’Amérique latine

L’entreprise Odebrecht a mis en place un vaste système de corruption dont les ramifications s’étendent à plusieurs pays latino-américains. Le géant brésilien du bâtiment et des travaux publics était autrefois le symbole de l’ascension économique du Brésil, avec des réalisations phares tels l’aéroport Simon Bolivar à Caracas, l’autoroute Grand Parkway au Texas ou encore la rénovation du stade Maracana à Rio. Pour décrocher de gros contrats, cette multinationale a gangrené plusieurs économies d’Amérique latine. L’affaire a éclaté en juin 2015, lorsque Marcelo Odebrecht, le PDG de l’entreprise familiale, a été arrêté dans le cadre de l’opération « Lavage-express ». Cette gigantesque enquête contre la corruption a révélé un système de versement de dessous-de-table pour l’accaparement de marchés publics.

Prévenir l'intolérance religieuse au Canada

En décembre 2017, une dizaine de synagogues situées à Montréal, à Toronto, à Kingston, à Hamilton et à Edmonton ont été la cible d’une lettre sur laquelle on peut lire « Jewry must perish » (« La communauté juive doit périr »). Y figurent une croix gammée et une étoile de David ensanglantée qui rappellent les codes de la propagande nazie. Le directeur de la synagogue Beth Ora a encouragé les membres de la communauté à « essayer de mettre l’événement en perspective ». Ce fait est malheureusement révélateur d’un phénomène de société plus large : celui de l’inquiétante montée des extrémismes au sein d’une société canadienne globalement pacifique et tolérante. Il doit nous alerter collectivement sur la nécessité de promouvoir encore et toujours la liberté de religion.

La partie d’échecs saoudienne tourne mal

Sur le papier, les championnats mondiaux d’échecs rapides qui se déroulent jusqu’au 30 décembre à Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, avaient tout pour être un signe de plus de « l’ouverture sur le monde » du pays. Afin que ce « tournoi Salmane » ait lieu, l’État saoudien avait même fait fi des réserves des plus hautes autorités religieuses du pays, qui considèrent les échecs comme un « genre d’amusement interdit, car il détourne les gens d’Allah », et « une forme de jeu (d’argent) et une perte de temps ».Mais après avoir autorisé dernièrement les femmes saoudiennes à conduire, et annoncé la prochaine ouverture de salles de cinéma, jusque-là interdites, dans le pays, le prince héritier Mohammed Ben-Salmane avait tout juste. Mais pour l’heure, cette communication est… un échec.

Risquer sa vie pour rapporter l’information

En 2017, soixante-cinq journalistes ont été tués dans le monde  ; vingt-six ont perdu la vie dans l’exercice périlleux de leur fonction, tandis que trente neuf autres ont été assassinés, à l’exemple de Daphne Caruana Galizia, la journaliste maltaise de 53 ans en pointe sur les questions de corruption. Reporters sans frontières (RSF) détaille dans son rapport annuel le profil des journalistes qui exposent leur vie en zones dangereuses, ainsi que les mesures à prendre pour mieux les protéger. Plus d’efforts sont requis de la part des États et des organisations internationales pour garantir la protection des journalistes, l’exfiltration de ceux menacés de mort, afin que vive la liberté d’information, en même temps que ses principaux artisans.

Le Pakistan commémore l’assassinat de Benazir Bhutto

L’assassinat de l’ex-première ministre, revendiqué par Al-Qaida, a marqué l’histoire du Pakistan. Celle qui fut la première et l’unique femme à occuper la fonction de premier ministre au Pakistan, (1988-1990 et 1993-1996) était une figure du féminisme et de la modernité. Cette aristocrate, diplômée d’Oxford et Harvard, cheffe du parti pakistanais du peuple (Pakistan Peoples Party, PPP), créé par son père Zulfikar Al Butto, était loin de faire l’unanimité au Pakistan. Louée comme martyre de la démocratie par les uns, rejetée comme riche héritière d’un pouvoir féodal par les autres, déstabilisée par des accusations de corruption, cette femme politique importante reste controversée dix ans après sa mort. Reste que sa carrière et son legs politique ont influencé un grand nombre d’activistes au Pakistan, comme la jeune Malala Yousafzai, récompensée par le prix Nobel de la paix.


publications sur la prospective et l'histoire du renseignement

Contribution aux ouvrages collectif Les Secrets du droit (2014) et Les lois de la guerre (2016)

Contribution à l'ouvrage collectif Les lois de la guerre paru en janvier 2016 par l'écriture du chapitre intitulé L'intérêt de la prospective pour la prévention des conflits.

Contribution à l'ouvrage collectif Les Secrets du droit paru en 2014 par l'écriture du chapitre Le Secret du Roi qui était l'un des premiers services de renseignement modernes, à l'époque de Louis XV.


La recomposition géopolitique du monde

Séminaire au Centre d'études diplomatiques et internationales d'Haïti, mai 2015

A l'invitation du professeur Camille Édouard, Benjamin Boutin donna en avril 2015 un séminaire de géopolitique au Centre d'études diplomatiques et internationales d'Haïti. Ce condensé de 25 heures de cours présenta la synthèse de ses travaux en matière de géopolitique, de prospective, de prévention des conflits, de résilience et d'économie coopérative. Ce séminaire fut aussi l'occasion de se pencher sur la place d'Haïti dans la Francophonie et les relations internationales ; d'aborder les défis de la gouvernance (locale et mondiale), de l'anticipation et de la prévention des conflits, mais aussi des aspects positifs et négatifs de la gestion de crises et des priorités internationales au XXIe siècle.

 

« Les Haïtiens ont un sens remarquable de l'hospitalité et j'ai pu constater que la nouvelle génération, plurilingue et bien formée, dispose de nombreux atouts pour faire réussir le pays. L'intégration d'Haïti à un grand marché équitable francophone permettrait de valoriser ses productions et ses œuvres artistiques », a souligné Benjamin Boutin.


Diplomatie et renseignement : l'exemple du Secret du Roi

Colloque Les Secrets du droit à l'Université Paris-Sud, avril 2013

Parce qu'on l'accusait de dissimuler les abus, de servir l'arbitraire, de diviser les hommes entre initiés et profanes, le secret a été condamné comme contraire au pacte démocratique. Pourtant, c'est aussi au nom de la liberté que, face à une transparence érigée en dogme totalitaire, certains revendiquent l'éloge du secret. L'Université Paris Sud organisa du 5 au 9 avril 2013 son festival Ciné-Droit sur le thème du secret et demanda à Benjamin Boutin une communication sur le Secret du roi dans le cadre du colloque Les Secrets du droit .


Qu'était-ce que le Secret du roi ?

 

Un service de renseignement et un canal diplomatique parallèle utilisé par Louis XV pour influer sur la politique européenne, notamment dans le cadre de la succession du trône de Pologne, d'un rapprochement avec la Russie et d'une tentative d'invasion de la Grande Bretagne. Cet organe se révéla d'une efficacité toute relative mais son existence même démentit la thèse de l'absolutisme royal, y compris dans le domaine réservé de la politique étrangère.

 

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